Jawad Bendaoud, le "logeur" de deux jihadistes du 13-Novembre, perd son procès pour injure contre "Le Figaro"

"Le logeur" de deux des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris avait intenté un procès au journal après la parution d'un article où il était décrit comme quelqu'un de "bête, violent et dangereux" par le maire de Saint-Denis.

Jawad Bendaoud, lors de son arrivée à la cour d\'appel de Paris, le 21 novembre 2018.
Jawad Bendaoud, lors de son arrivée à la cour d'appel de Paris, le 21 novembre 2018. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Un nouveau revers judiciaire pour Jawad Bendaoud. Condamné pour avoir hébergé deux jihadistes des attentats de novembre 2015, "le logeur de Daech" a perdu le procès pour injure publique qu'il avait intenté au Figaro. Le tribunal correctionnel de Paris l'a débouté, mardi 12 novembre.

Dans un article publié sur son site internet en novembre 2016, le journal rapportait une réaction du mairie de Saint-Denis (Seine-saint-Denis) qui qualifiait Jawad Bendaoud ainsi : "'Il est à la fois bête, violent et dangereux." Il avait alors attaqué le journal pour injure publique, demandant 5 000 euros de dommages et intérêts.

Condamné pour procédure abusive

Le tribunal correctionnel de Paris a considéré que seul le terme "bête" pouvait éventuellement constituer une injure au sens de la loi mais que, dans leur contexte, ces propos n'en étaient pas une. Le Figaro avait précisé que "les témoignages à son égard diffèrent" et que certains riverains "semblent l'estimer davantage", l'un d'eux le jugeant "pas méchant, un peu naïf". Pour ces lignes s'inscrivant dans une "tentative de détermination de la psyché" de Jawad Bendaoud, l'auteur de l'article et le directeur de publication du journal ont donc été relaxés.

Les juges ont fait droit à la demande du Figaro, qui demandait la condamnation de Jawad Bendaoud pour abus de constitution de partie civile. Celui-ci a été condamné à payer  2 000 euros au journal, qui en demandait 5 000.