L'Assemblée nationale vote la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre

Le régime de l'état d'urgence est en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015 et devait s'arrêter au 15 juillet.

L\'Assemblée nationale lors du discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe, le 4 juillet 2017, à Paris.
L'Assemblée nationale lors du discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe, le 4 juillet 2017, à Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

L'Assemblée nationale a voté, jeudi 6 juillet, en faveur de la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre. Ce dispositif est en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015 et devait s'arrêter au 15 juillet. Le projet de loi, qui a été approuvé dans les mêmes termes que celui voté au Sénat mardi, a été adopté par 137 voix contre 13. Seuls les députés de La France insoumise et les communistes ont voté contre. 

Un nouveau projet de loi antiterroriste

"Je serai toujours à l'écoute de tous les groupes, a réagi le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, à l'issue du vote. J'essaierai (...) de rassembler largement notre société, parce que c'est comme cela qu'on avance. Et face à un sujet aussi grave, il est bon que nous ayons montré, même dans une certaine diversité, que nous sommes unis, et que nous dirons toujours non aux terroristes."

Cette sixième prolongation devrait être la dernière : le gouvernement prévoit un nouveau texte pour faire entrer certaines des mesures de l'état d'urgence dans le droit commun. Le projet de loi antiterroriste prévoit notamment d'instaurer des "périmètres de protection" autour de lieux sensibles, de faciliter la fermeture d'un lieu de culte ou encore de confier de manière permanente aux préfets et au ministre de l'Intérieur le pouvoir de perquisitionner, de jour comme de nuit, sous le contrôle du juge des libertés et de la détention de Paris. Le texte sera débattu en commission en septembre à l'Assemblée, puis en octobre en séance.