Déchéance de nationalité : "Une partie de la gauche s'égare", juge Manuel Valls

Dans les pages du JDD, le Premier ministre s'en prend aux détracteurs de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France.

Manuel Valls, le 16 décembre 2015 à l\'Assemblée nationale. 
Manuel Valls, le 16 décembre 2015 à l'Assemblée nationale.  (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Manuel Valls contre-attaque. Dans les pages du JDD, dimanche 27 décembre, le Premier ministre estime qu'une "partie de la gauche s'égare au nom des grandes valeurs", à propos du virulent débat sur la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France, qui divise la majorité.

"Nous irons jusqu'au bout"

A gauche, plusieurs voix ont critiqué cette mesure que l'exécutif souhaite inscrire dans la Constitution. Mais Manuel Valls ne démord pas : "Nous irons jusqu'au bout et que chacun à gauche en soit bien convaincu", affirme-t-il au Journal du Dimanche.

"Que ceux qui critiquent cette décision se rendent compte, lance-t-il en faisant référence aux attaques terroristes qui ont frappé la France le 13 novembre. Ce qui compte le plus, c'est de garder le cap du 16 novembre." Devant les députés et les sénateurs réunis à Versailles (Yvelines), le chef de l'Etat avait alors exprimé sa volonté de réviser la Constitution, "pour permettre aux pouvoirs publics d'agir, conformément à l'Etat de droit, contre le terrorisme de guerre".