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Déchéance de nationalité : des anciens ministres de Hollande s'inquiètent de sa stratégie

Cécile Duflot, Aurélie Filippetti, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont vivement critiqué le choix du président de la République.

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France Télévisions
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François Hollande à l'Elysée, à Paris le 23 décembre 2015. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

François Hollande a tranché, contredisant Christiane Taubira. Le chef de l'Etat a décidé, mercredi 23 décembre, de retenir la déchéance de la nationalité des binationaux nés Français. Une nouveauté car jusqu'ici seuls pouvaient être déchus de leur nationalité les binationaux ayant acquis la nationalité française.

Cette mesure, en plus d'être un énième couac pour la ministre de la Justice, fait réagir l'ensemble de la classe politique. De la gauche de la gauche à l'extrême-droite, ce choix du locataire de l'Elysée suscite de nombreux commentaires. Et il provoque l'ire d'anciens membres du gouvernement. Florilège.

Cécile Duflot : "A force de vouloir couper l'herbe sous le pied du FN, on risque d'appliquer son programme"

L'ex-ministre du Logement a accordé un entretien à Libération, mercredi. Et elle ne mâche pas ses mots face à la mesure de déchéance de nationalité qu'elle juge dangereuse, évoquant une "pente glissante". "Le président de la République capitule devant les idées de l'extrême droite, qui se trouvent validées de la sorte et obtiennent un brevet de respectabilité."

Aurélie Filippetti : "A trop jouer avec le FN, on risque le boomerang"

L'ancienne ministre de la Culture a réagi sur Twitter. Elle dénonce une "manœuvre tactique dangereuse".

Arnaud Montebourg : une mesure "contraire aux fondements de la République"

L'ancien ministre de l'Economie a critiqué sur Twitter l'esprit de cette mesure, tout en mettant en doute son impact réel sur le comportement des terroristes.

Benoît Hamon : "Où est passé l'Unité Nationale ?"

Le précédecesseur de Najat Vallaud-Belkacem à l'Education nationale estime que la mesure controversée "crée deux catégories de citoyens nés sur le sol français", estimant que le choix du chef de l'Etat n'empêchera pas un terroriste de passer à l'acte.

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