Attentats à Paris : le plan blanc déclenché dans les hôpitaux

Il s'agit du dispositif de mobilisation prévu pour faire face à une situation sanitaire d'urgence. Une équipe de France 2 s'est rendue à l'hôpital Georges Pompidou.

FRANCE 2

Au moins 128 personnes ont perdu la vie dans les terribles attaques à Paris vendredi 13 novembre. Hollande a décrété l'État d'urgence sur tout le territoire. Le plan blanc a également été déclenché dans les hôpitaux parisiens. A l'hôpital Pompidou, des dizaines d'hommes et de femmes sont venus spontanément proposer de faire don de leur sang.
Les familles sans nouvelles de leurs proches affluent également. Cette femme n'a pas réussi à joindre son ami d'enfance. La mère du jeune homme arrive à ce moment-là, elle aussi cherche son fils partout.

Des renforts

Une Espagnole elle arrive directement de l'aéroport, folle d'inquiétude. Son fils était au Bataclan. "On ne nous donne de nouvelles nulle part. On cherche partout", confie-t-elle en larmes. Dans certains hôpitaux, des photos des victimes non identifiées ont été prises pour les montrer aux familles.
Toute la nuit, les ambulances ont amené des victimes, certaines dans un état critique. Priorité donc aux victimes des attentats dans les hôpitaux parisiens. Des blocs opératoires ont ouvert dans l'urgence et des infirmières et médecins se sont portés volontaires pour reprendre leur poste. Les victimes pour la plupart blessées par balles sont soignées dans quatre hôpitaux parisiens.

Une opération de chirurgie gynécologique à l\'hôpital Antoine-Béclère à Clarmart (Hauts-de-Seine), le 17 octobre 2013.
Une opération de chirurgie gynécologique à l'hôpital Antoine-Béclère à Clarmart (Hauts-de-Seine), le 17 octobre 2013. (L. SOUCI / BSIP / AFP)