Attentats à Paris : des attaques sans précédent sur le sol français

Le bilan des six attaques concomittantes dans six lieux à Paris et près du Stade de France dépasse de loin ceux des attentats que la France a subis sur son sol par le passé.

Les secours évacuent des victimes de l\'attaque perpétrée devant le restaurant Le Petit Cambodge, le 14 novembre 2015 à Paris.
Les secours évacuent des victimes de l'attaque perpétrée devant le restaurant Le Petit Cambodge, le 14 novembre 2015 à Paris. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Jamais un attentat n'avait fait été aussi meurtrier en France. La série d'attaques simultanées perpétrées à Paris, vendredi 14 novembre, ont fait au moins 120 morts, selon un bilan toujours provisoire.

L'attentat le plus meurtrier en France

Le bilan de ces six attaques concomittantes dans six lieux à Paris et près du Stade de France dépasse de loin ceux des attentats que la France a subis sur son sol par le passé.

Au début de l'année, les attentats au siège de Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes avaient causé la mort de 17 personnes. Les auteurs des attentats, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, avaient agi au nom d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique pour les premiers, et de l'Etat islamique pour le second.

A l'été 1995, une vague de neuf attentats attribuée aux extrémistes islamistes algériens avaient terrorisé la France. Elle avait fait huit morts, tous tués lors de l'explosion d'une bombe à la station de RER Saint-Michel, en plein cœur de Paris. L'année suivante, un attentat qui présentait des similitudes à la station de RER Port-Royal avait fait quatre morts.

L'attentat le plus meurtrier depuis celui de Madrid en 2004

Les attaques menées à Paris ce vendredi sont également les plus meurtrières du continent européen depuis les attentats de Madrid en 2004, qui avaient fait 191 morts et près de 2 000 blessés. Ces attentats, perpétrés simultanément à bord de quatre trains, avaient été revendiqués au nom d'Al-Qaïda par une cellule islamiste radicale.

L'année suivante, à Londres, quatre attentats-suicides coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens avaient fait 56 morts et 700 blessés. Ils avaient été revendiqués par un groupe se réclamant d'Al-Qaïda.