Attentats de Bruxelles : les terroristes ciblaient la France mais ont été "pris de court"

L'annonce a été faite ce dimanche 10 avril au matin par le parquet fédéral belge. Néanmoins, des doutes subsistent.

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FRANCE 2

La France était une nouvelle fois dans le viseur de la cellule terroriste belge. Interrogé par les autorités fédérales belges, Mohamed Abrini a livré ses premières déclarations. Bruxelles n'aurait pas été la cible initialement prévue par les terroristes. Tout s'est déroulé dans la précipitation. "L'objectif du groupe terroriste était de frapper à nouveau la France", est-il rapporté dans le communiqué.

Prudence

Aucune cible précise n'est indiquée. En revanche, le communiqué précise : "c'est pris de court par l'enquête qui avançait à grands pas qu'ils ont finalement décidé dans l'urgence de frapper Bruxelles". Les attaques de Bruxelles sont survenues le 22 mars dernier, soit seulement cinq jours après l'arrestation de Salah Abdeslam dans la capitale belge. Mais peut-on se fier intégralement aux déclarations de Mohamed Abrini, qui a affirmé être l'homme au chapeau, ou développe-t-il une stratégie pour protéger d'autres membres encore actifs du réseau ? Les enquêteurs vont devoir manier ses déclarations avec une prudence extrême.

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Capture d\'écran d\'une caméra de surveillance sur laquelle apparaissent Mohamed Abrini et Salah Abdeslam à la caisse d\'une station-service de Ressons-sur-Matz, dans l\'Oise, le 11 novembre 2015.
Capture d'écran d'une caméra de surveillance sur laquelle apparaissent Mohamed Abrini et Salah Abdeslam à la caisse d'une station-service de Ressons-sur-Matz, dans l'Oise, le 11 novembre 2015. (AFP)