Nice : se reconstruire trois ans après l'attentat

Une équipe de franceinfo a recueilli les témoignages de trois enfants présents sur la promenade des Anglais à Nice, le 14 juillet 2016.

franceinfo

Le congrès international autour des victimes du terrorisme se tient cette année à Nice, ville marquée par des attaques. La promenade des Anglais, Andrew, Amaury et leur père ne l'ont jamais désertée. Pourtant ici, le 14 juillet 2016, leur mère est décédée dans l'attentat de Nice. Andrew, le cadet, a été blessé. Mais pas question de laisser la terreur l'emporter. "Leur mère, elle aimait venir ici", confie le père de famille à franceinfo. Andrew et Amaury se reconstruisent pas à pas, mais à 7 et 9 ans, difficile de grandir sans la présence et l'amour de leur mère. Malgré un suivi psychologique régulier, le traumatisme est encore présent. Un équilibre fragile derrière des sourires. "Ils se sentent des enfants heureux, mais ils sont encore malheureux pour le moment. Leur comportement au quotidien, c'est vraiment une vague. Un coup ça va, un coup ça ne va pas. Le temps va faire son œuvre et je leur laisse le temps", explique leur père, Bruno Razafitrimo.

Un stress post-traumatique

Ornella, 16 ans, elle va mieux. Le soir de l'attentat, elle était sur la trajectoire du camion. Le hasard l'a épargnée, mais elle a été victime d'un stress post-traumatique dévorant, qu'elle réussit aujourd'hui à surmonter. "La haine de la soirée, elle commence à partir, s'évacuer. Ce qui a été difficile, c'est les crises de nerfs ou les pleurs. J'étais très irritable et du coup c'était compliqué de me gérer", raconte la jeune fille, qui a aujourd'hui décidé d'avancer. Grâce à un suivi psychologique hebdomadaire, Ornella a chassé ses idées noires et a retrouvé le sommeil.

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Des bougies et des fleurs sur la Promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes), déposées en hommage aux victimes de l\'attaque du 14 juillet 2016. 
Des bougies et des fleurs sur la Promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes), déposées en hommage aux victimes de l'attaque du 14 juillet 2016.  (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)