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Attentat de Nice : "J'étais prêt à mourir", explique l'homme au scooter qui a tenté de stopper le camion

Le quotidien "Nice-Matin" a interviewé Franck, qui se présente comme l'homme qu'on voit intervenir au guidon d'un scooter contre le camion de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, le 14 juillet.

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France Télévisions
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Des policiers inspectent le camion utilisé lors de l'attaque à Nice (Alpes-Maritimes), le 15 juillet 2016. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

C'était un témoignage attendu, après l'attentat de Nice. Franck, 39 ans, assure avoir tenté d'arrêter le tueur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, avec son scooter. Présenté comme un employé de l'aéroport de Nice Côte d'Azur dans Nice-Matin, il répond aux questions du quotidien dans un entretien de deux pages publié, jeudi 21 juillet. "J’étais prêt à mourir en fait ! J’étais lucide et prêt à mourir pour l’arrêter", explique-t-il. 

D'après Nice-Matin, Franck est l'homme que l'on voit sur son scooter, sur des images tournées par un journaliste allemand grâce son téléphone, approcher du camion sur la promenade des Anglais et tenter d'ouvrir la portière avant de chuter. Si au moins un autre témoin fait effectivement état d'un homme "arrivé en scooter et [qui] s'est jeté sous les roues du camion pour l'arrêter", difficile de reconnaître la personne qui agit ainsi et ce qu'il advient d'elle, au vu de la qualité des images. D'autant plus qu'elle semblait ensuite passer sous les roues du camion.

"J'étais déterminé à aller jusqu'au bout"

"Pour le rattraper, il fallait slalomer. Entre les gens, vivants et morts. J'étais à fond. (...) J'étais déterminé à aller jusqu'au bout, explique-t-il dans cet entretien avec le quotidien. Je voulais à tout prix l'arrêter. J'étais dans un état second mais à la fois lucide. Je suis donc parvenu à me mettre sur sa gauche, mon objectif était d'atteindre la cabine."

"Quand j'étais à son niveau, je me suis posé la question : qu'est-ce que tu vas faire avec ton pauvre scooter ? C'est alors que je l'ai jeté contre le camion. J'ai continué à courir après lui. Je me souviens être tombé puis reparti à toutes jambes. Je ne sais plus ce que je faisais. Et finalement, je suis arrivé à m'accrocher à la cabine", raconte cet homme. Plus surprenant, il explique que, frappé avec la crosse d'un pistolet par Mohamed Lahouaiej Bouhlel, il est "tombé du marchepied" mais est remonté pour tenter d'arrêter le terroriste.

Franck dit avoir tiré "la force et le courage" du fait que son fils était place Masséna, à proximité. Nice-Matin, qui publie aussi des photos de lui, souriant, le décrit comme "abîmé physiquement et psychologiquement". "Le sourire qu'il arbore durant l'interview peine à dissimuler les horreurs qu"il a vues", précise le quotidien.

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