Attentat de Nice : droite et gauche s'affrontent sur la sécurité

La polémique autour de la sécurité lors de l'attentat de Nice, le 14-juillet, a pris un tour définitivement politique.

France 3

Pour contrer, les accusations de l'opposition, la mobilisation est totale. Ce matin, lundi 25 juillet, c'est le Premier ministre qui monte au créneau. Manuel Valls frappe fort et dénonce une polémique politique, qui n'aurait qu'un seul but : déstabiliser le gouvernement. "Tout cela est indigne", s'insurge le Premier ministre socialiste. Dans chaque camp, les nerfs sont à vif et la surenchère se fait par média interposé.

"Éclatement de la vérité"

Christian Estrosi, président Les Républicains de la région PACA et ancien maire de Nice, ne mâche pas ses mots. "Je n'accepte pas que le ministre fasse le tour des médias pour insulter les élus que nous sommes et d'une certaine manière insulter la mémoire des victimes (...) Il faut que l'état cesse de faire obstruction à l'éclatement de la vérité." Plus mesuré, le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains) tente d'apaiser les esprits. En fin de matinée, c'est au tour de François Hollande de calmer le jeu. Cela fait dix jours que les polémiques s'enchaînent avec en ligne de mire, à droite comme à gauche, la présidentielle de 2017. 

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Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l\'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 19 juillet à l\'Elysée à Paris.
Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le 19 juillet à l'Elysée à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)