Attentat déjoué en région parisienne : le sixième suspect mis en examen et écroué

L'homme de 31 ans a été arrêté, mardi, par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure, à Strasbourg.

Des militaires de l\'opération Sentinelle, le 25 juillet 2016 à Paris.
Des militaires de l'opération Sentinelle, le 25 juillet 2016 à Paris. (MAXPPP)

C'est le sixième suspect identifié par les enquêteurs qui travaillent sur le dossier du projet d'attentat déjoué fin novembre en région parisienne. Un homme de 31 ans avait été arrêté mardi à Strasbourg par les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il a été présenté vendredi à un juge antiterroriste, après trois jours de garde à vue. Il a été mis en examen et écroué, samedi 10 décembre, selon une source judiciaire.

Le trentenaire est accusé "d'association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "d'acquisition, détention, transport, offre ou cession d'armes", en lien avec une entreprise terroriste, a précisé cette source. Son ADN a été repéré sur un pistolet retrouvé lors des perquisitions strasbourgeoises, selon une source proche de l'enquête. Il est soupçonné "d'avoir fourni les armes" au réseau, selon cette source.

"Un donneur d'ordre" en "zone irako-syrienne"

Le 25 novembre, cinq hommes – quatre Français, âgés de 35 à 37 ans, et un Marocain de 46 ans – avaient été mis en examen et écroués. Ils avaient été interpellés à Strasbourg, pour les quatre premiers, et à Marseille, pour le cinquième. Ils avaient fait allégeance au groupe jihadiste Etat islamique et disposaient d'instructions "communiquées par un donneur d'ordre depuis la zone irako-syrienne", selon le procureur de la République, François Molins. Et ils sont soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en région parisienne.

Parmi eux, un seul, le Marocain arrêté à Marseille, avait été signalé pour radicalisation par les autorités portugaises, pays où il résidait. Les autres, quatre amis originaires de Strasbourg, étaient inconnus des services de renseignement, même si deux d'entre eux sont soupçonnés d'avoir voyagé en Syrie en 2015.

Une dizaine de cibles envisagées

L'exploitation des téléphones et des ordinateurs retrouvés lors des perquisitions a révélé des recherches sur internet sur une dizaine de sites en région parisienne. Notamment le 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire, le marché de Noël des Champs-Elysées, Disneyland Paris, ainsi que plusieurs lieux de cultes. En garde à vue, un des suspects avait également évoqué le siège de la police judiciaire parisienne, mais aussi celui de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).