Sauvetage en mer : faut-il taxer les plaisanciers ?

La mort de trois sauveteurs a mis en lumière le travail de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer), financée en grande partie par des dons privés. Alors que le nombre d'interventions a bondi de 80% en cinq ans, une députée propose de taxer les plaisanciers pour renflouer les comptes. 

FRANCE 2

Un port de plaisance des Sables-d'Olonne (Vendée), Françoise Chauveau et son mari sont en plein carénage de leur bateau. Tous les ans, le couple fait un don d'une centaine d'euros à la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer), mais l'idée d'un financement obligatoire pour les plaisanciers pourrait les satisfaire. Participer pour préserver la mission des sauveteurs. Aujourd'hui, le budget de la SNSM est de 32 millions d'euros. 80% de ces fonds proviennent de dons privés et 20% de subventions publiques. Mais les sommes sont insuffisantes, selon l'association, car les interventions des sauveteurs en mer ont pratiquement doublé en cinq ans.

80% des personnes secourues sont des plaisanciers

Alors, les dons doivent-ils devenir obligatoires ? Le Sablais Michel Poitevineau navigue depuis quarante ans. Selon lui, les plaisanciers ne doivent pas être les seuls à être taxés, mais également quiconque embarque sur l'eau. En mer, 80% des personnes secourues sont des plaisanciers. Pourtant, selon le représentant des sauveteurs Christophe Morel, un financement obligatoire des bateaux n'est pas la bonne solution. En 2017, un amendement a prévu de taxer les yachts pour financer la société des sauveteurs, mais la mesure n'a pas eu l'effet escompté : seulement quelques dizaines de milliers d'euros ont été récoltées. 

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L'hommage des sauveteurs de la SNSM le 10 juin 2019 aux Sables-d'Olonne (Vendée). (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)