Rungis : une fillette saute du deuxième étage de son immeuble pour échapper aux coups de son père

La fillette souffre d'un traumatisme crânien, d'hématomes et de cicatrices. Les parents ont été placés en garde à vue pour violences et les enfants pris en charge par l’Aide sociale à l'enfance.

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Radio France
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Rungis, Val-de-Marne. (GOOGLE MAPS)

Une petite fille de 10 ans a sauté du deuxième étage d'un immeuble de Rungis, dans le Val-de-Marne, dimanche 10 mai dans la soirée pour, dit-elle, échapper aux coups de son père, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. La fillette est blessée mais ses jours ne sont pas en danger. La mère de la fillette a été placée en garde à vue lundi 11 mai dans la soirée pour violences. La garde à vue du père, entamée la veille, a été prolongée.

Vers 21h30 dimanche, la veille du déconfinement, la police est appelée pour une suspicion de violences conjugales. Dans l’appartement indiqué, les policiers trouvent un homme surexcité et une femme qui semble vouloir dissimuler quelque chose dans la salle de bains. C'est là que les policiers retrouvent une petite fille prostrée dans la baignoire avec des blessures au visage.

La fillette évoque des violences quotidiennes

L'enfant raconte aux policiers avoir sauté par la fenêtre par crainte d'être frappée par son père et raconte d'autres violences quotidiennes de son père pour des motifs futiles. Des témoins confirment avoir vu une petite fille chuter du deuxième étage. La fillette, qui a été prise en charge par les pompiers et amenée à l’hôpital Necker à Paris, a plusieurs cicatrices et des hématomes sur le corps. Selon les constations du médecin, elle souffre d'un traumatisme crânien, d'hématomes au coude et genou, de cicatrices aux avant-bras. Elle a des traces dans le dos qui laissent penser à des coups de bâton ou de fouet. Elle doit voir un médecin légiste pour des constations plus poussée et pour dater éventuellement ces marques.

L'enquête élargie à tous les enfants de la famille

Les enfants ont été pris en charge par l’Aide sociale à l'enfance dans l’attente d'une évaluation plus précise, et avant une éventuelle ordonnance de placement et saisine d’un juge pour enfant. La famille se compose de cinq enfants : la victime, agée de 10 ans ainsi que des enfants de 14 ans, 7 ans, 2 ans et demi et un 1 mois. La sûreté territoriale est chargée de l'enquête qui est élargie aux autres enfants de la famille.

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