VIDEO. Loi sur la sécurité globale : "J'ai plutôt envie de voter ce texte", affirme le porte-parole du RN Sébastien Chenu

Le député RN estime que le texte n'est pas "un recul des libertés" contrairement à ce que soutiennent ses opposants.

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

"J'ai plutôt envie de voter ce texte" sur la sécurité globale, a affirmé sur franceinfo mercredi 18 novembre le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu. Des manifestations ont eu lieu mardi soir contre l'article 24, qui prévoit l'interdiction de diffuser des images d'un agent des forces de l'ordre si le but est de porter atteinte à son intégrité physique ou psychique. "Alors ce n'est pas une grande loi. Il n'y a pas de disposition pénale. Ce n'est pas la loi qui va protéger les Français. Les forces de l'ordre sont régulièrement attaquées, on l'a vu hier avec les manifestations aux abords de l'Assemblée nationale", a continué l'élu.

"Protéger ceux qui nous protègent"

"On met en pâture le visage d'un certain nombre de policiers, qu'on menace sur les réseaux sociaux de viol ou d'attaque, dénonce l'élu RN. Cela permettrait, non pas d'empêcher de diffuser les images - chacun fait son métier et on peut continuer à diffuser les images - mais de protéger ceux qui nous protègent", a développé le porte-parole du RN.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU et le Défenseur des droits ont exprimé leurs inquiétudes quant à ce texte. "Je crois qu'elles ne sont pas fondées", a répondu Sébastien Chenu. "Elle n'empêche pas aux professionnels de faire leur métier. Les images continuent d'être diffusées. On peut prendre des images, filmer quelque chose. Il n'y a pas un recul des libertés. Il y a, je crois, une donnée de protection supplémentaire pour les forces de l'ordre qui en ont bien besoin".

Pour le floutage des visages 

L'élu d'extrême droite s'est dit favorable au floutage systématique des visages : "Je pense que c'est bien parce que ça protège les forces de l'ordre, mais je pense que ce n'est pas suffisant. Dans cette loi, vous avez d'autres dispositions, notamment le renforcement des polices municipales. Nous y sommes favorables".

Par ailleurs, Sébastien Chenu défend la nécessité d'une police municipale.  "Il y a des mairies qui, par idéologie, refusent des polices municipales. Je crois que la police municipale est le complément nécessaire de la police nationale. On en a besoin et il faut protéger ceux qui nous protègent. Quand j'entendais hier des amis de Jean-Luc Mélenchon dire 'Tout le monde déteste la police' et vouloir régler des comptes aux forces de l'ordre, c'est méconnaître leur rôle dans une société républicaine", a conclu Sébastien Chenu.

Le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu le 18 novembre sur franceinfo.
Le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu le 18 novembre sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)