Proposition de loi "sécurité globale" : des heurts lors d'une manifestation contre le texte à Paris

Les députés ont entamé mardi l'examen de ce texte controversé, qui entend notamment limiter la diffusion d'images des forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions.

Des heurts ont éclaté, à Paris, le 17 novembre 2020, pendant une manifestation contre contre la proposition de la loi sur \"la sécurite globale\"
Des heurts ont éclaté, à Paris, le 17 novembre 2020, pendant une manifestation contre contre la proposition de la loi sur "la sécurite globale" (GABRIELLE CEZARD / HANS LUCAS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Police municipale, sécurité privée, "guerre des images" : les députés entament, mardi 17 novembre, l'examen d'une kyrielle de mesures sécuritaires portées par LREM et son allié Agir, avec la proposition de loi "sécurité globale". L'encadrement controversé de la diffusion de l'image des policiers et gendarmes fait bondir les défenseurs des libertés publiques. A Paris, de violents incidents ont éclaté, mardi soir, entre plusieurs centaines de personnes et les forces de l'ordre, à la fin d'un rassemblement contre le texte, organisé près de l'Assemblée nationale. Les policiers ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Suivez notre direct.

 Rassemblements dans plusieurs villes.  Des milliers de manifestants ont protesté, mardi, dans plusieurs villes, contre ce texte, dénonçant une "loi liberticide"A Lyon (Rhône), 700 personnes ont participé, vers 18 heures, à un rassemblement devant la préfecture. A Toulouse (Haute-Garonne), 1 300 manifestants, selon la préfecture, dont de nombreux "gilets jaunes" venus pour les deux ans du mouvement, se sont rassemblés dans le centre de la ville, dispersés à coups de gaz lacrymogènes au bout d'une heure par les forces de l'ordre. 

Des débats jusqu'en fin de semaine. Au menu à partir de la fin de journée, avec quelque 1 300 amendements à la clé, la proposition de loi "sécurité globale" ne devait être initialement que la traduction d'un rapport parlementaire consacré au "continuum de la sécurité" avec de nouvelles prérogatives pour les polices municipales et la structuration du secteur de la sécurité privée. Les débats devraient se poursuivre jusqu'en fin de semaine.

Limiter la diffusion des images des visages des forces de l'ordre. La disposition la plus polémique est l'article 24, qui prévoit de pénaliser d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique". Il ne s'agit "évidemment pas (d'une) interdiction de filmer et de diffuser des policiers en manifestations ou en intervention", a martelé mardi 17 novembre le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à France 2. 

Un texte jugé liberticide par les opposants. La mesure fait bondir les représentants des journalistes et les défenseurs des libertés publiques, qui fustigent "une grave atteinte" au droit de la presse. Des syndicats et associations de journalistes se rassembleront mardi après-midi, vers 16 heures, près du Palais-Bourbon et en régions.

Le ministre de l'Intérieur défend le texte. Interrogé à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a répondu aux critiques. "Est-ce qu'un citoyen pourra filmer une intervention de police ? La réponse est oui. Pourra-t-il le dénoncer au procureur de la République ? La réponse est oui", a assuré Gérald Darmanin.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SECURITE_GLOBALE

23h39 : On retourne à l'Assemblée nationale, où les députés abordent désormais le premier article de la proposition de loi "sécurité globale". Il y a quelques minutes, le groupe socialiste a dénoncé le contenu du texte et le MoDem a fait part de ses réserves.

22h37 : Plus tôt dans la journée, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de France pour protester contre ce texte, qui divise au sein même de la majorité. Retour sur cette journée en images.




22h28 : Pendant que les députés débattent notamment de la possibilité de filmer librement les forces de l'ordre, sur le terrain, des journalistes font état de difficultés à couvrir la manifestation organisée contre la proposition de loi près de l'Assemblée nationale.

22h23 : Les députés sont désormais plongés dans l'examen de la proposition de loi "sécurité globale". Présent dans l'hémicycle, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a défendu le texte, combattu par la gauche et soutenu par la droite.

20h22 : Bon appétit si vous passez à table ! Si vous cherchez des sujets de discussion, voici un nouveau point sur l'actualité :

La France a recensé plus de deux millions de cas positifs depuis le début de la pandémie. Le nombre de patients en réanimation semble désormais avoir atteint un plateau, voire entamé une baisse. Suivez notre direct.

De nouvelles mesures de soutien au monde du sport ont été présentées parl'Elysée, qui a ouvert la porte à une reprise des activités pour les mineurs en décembre mais exclu tout retour du public dans les stades avant début 2021.

Une manifestation émaillée d'incidents est en cours à Paris, près de l'Assemblée nationale, où les députés entament ce soir l'examen de la controversée proposition de loi "sécurité globale".

L'audition très attendue des parents d'Alexia Daval a été repoussée à demain. Marquée par l'audition d'experts, l'audience a pris trop de retard, aujourd'hui, au deuxième jour du procès de Jonathann Daval.

19h55 : La manifestation contre la proposition de loi "sécurité globale" à Paris est émaillée d'incidents, selon des journalistes du Figaro et de Brut sur place.

18h22 : Le chef de file des députés LREM, l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, assure que le texte de la majorité ne "touche pas à la liberté d'informer" et qu'il respecte les libertés fondamentales.

18h18 : Dans l'hémicycle, l'examen de la proposition de la loi n'a pas encore débuté. Vous pourrez suivre les débats en direct sur le site de l'Assemblée.

18h11 : Notre journaliste Mathilde Goupil rend compte de la manifestation parisienne contre la proposition de loi "sécurité globale". Le rassemblement a attiré des militants de divers horizons mobilisés pour diverses causes.

18h27 : Il est 18 heures. Voici les principaux titres de l'actualité :

Police municipale, sécurité privée, diffusion d'images de policiers... Les députés débutent aujourd'hui l'examen de la controversée proposition de loi "sécurité globale".

L'audition très attendue des parents d'Alexia Daval a été repoussée à demain, car l'audience a pris trop de retard aujourd'hui, lors du procès de Jonathann Daval.


Le public ne pourra pas retourner dans les stades avant le début de l'année 2021, annonce l'Elysée. Des jauges seront alors mises en place selon la capacité des enceintes.


La plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes a enregistré une hausse de 15% des appels de victimes depuis le début du nouveau confinement.


La perte de la fusée Vega, avec deux satellites à bord, est due à une anomalie lors de la fabrication du lanceur européen, a annoncé l'opérateur Arianespace. Un problème "d'inversion des câbles" a été identifié.

17h42 : Des centaines de personnes se sont rassemblées à Paris, à l'appel notamment de syndicats de journalistes et associations de défense des droits de l'Homme. Ils dénoncent la proposition de loi "sécurité globale", qui empêcherait selon eux les journalistes et citoyens de filmer les forces de l'ordre durant les manifestations.



STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

16h11 : La proposition de loi relative à la sécurité globale fait évidemment l'objet de l'attention des députés, lors de la séance de questions au gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a été interpellé sur l'article 24, qui prévoit de punir la diffusion d'un visage de policier avec l'intention de nuire. Il a une nouvelle fois défendu cette mesure.

15h17 : Voici les principaux titres de l'actualité :

Le public ne pourra pas retourner dans les stades avant le début de l'année 2021, annonce l'Elysée. Des jauges seront alors mises en place selon la capacité des enceintes.

Police municipale, sécurité privée, diffusion d'images de policiers... Les députés entament aujourd'hui l'examen de la controversée proposition de loi "sécurité globale".

La plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes a enregistré une hausse de 15% des appels de victimes depuis le début du nouveau confinement.


La cour d'appel de Paris a confirmé le non-lieu accordé au policier qui a tué d'une balle Liu Shaoyao, un père de famille chinois, lors d'une intervention à son domicile en 2017 à Paris.

14h44 : Police municipale, sécurité privée, diffusion d'images de policiers... Les députés entament aujourd'hui l'examen d'une kyrielle de mesures portées par LREM et son allié Agir. Des appels à manifester ont été lancés devant l'Assemblée nationale, à Paris, ainsi que dans d'autres villes comme Toulouse (Haute-Garonne).

14h41 : A Rennes (Ille-et-Vilaine), plus de 300 personnes ont manifesté contre la proposition de loi relative à la "sécurité globale", rapporte France 3 Bretagne. Le rassemblement n'avait pas été interdit par la préfecture. Les forces de l'ordre ont dressé 26 verbalisations "pour défaut de port du masque ou d'attestation ou interdiction de se rassembler à plus de six".