Violences policières sur un producteur à Paris : les trois suspendus, l'IGPN saisie

Une interpellation particulièrement violente a eu lieu samedi 21 novembre dans un studio de musique parisien. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l'évènement.

France 3

Une caméra a enregistré le passage à tabac d'un producteur de musique, samedi 21 novembre, par trois policiers. Un déchaînement de violence qui a duré six minutes. Blessé à la tête et au bras, Michel Zecler ne comprend toujours pas l'acharnement dont il a été victime. "Ils ne m'ont rien signifié. Ils le savent. Ils sont arrivés derrière moi, m'ont surpris et m'ont fait peur. Ils savent qu'ils m'ont insulté. Ils peuvent nier, ce n'est pas grave. Au moins ils m'ont frappé et ça se voit. Là ils ne peuvent pas mentir", explique-t-il.

Une grenade lacrymogène jetée dans le studio

Michel Zecler a témoigné jeudi après-midi auprès de la police des polices. Une dizaine de jeunes se trouvaient dans le studio le soir des faits. Ils ont été interpellés par les cris du producteur. Après leur intervention et l'arrivée de renforts de police, une grenade lacrymogène a été jetée dans le studio. Les trois policiers ont justifié leur intervention en expliquant notamment avoir constaté que Michel Zecler ne portait pas de masque et consommait probablement de la drogue. Une scène qui ne correspond pas aux images de la vidéosurveillance. Les trois fonctionnaires ont été suspendus.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un brassard de police au bras d\'un membre des forces de l\'ordre, lors d\'une manifestation à Paris, le 20 décembre 2018. 
Un brassard de police au bras d'un membre des forces de l'ordre, lors d'une manifestation à Paris, le 20 décembre 2018.  (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)