Procès de la BAC Nord de Marseille : prison avec sursis pour onze policiers, les sept autres relaxés

Dix-huit policiers de la brigade anticriminalité des quartiers Nord de Marseille étaient poursuivis pour vols de drogue, de cigarettes et d’argent en 2012.

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France Télévisions
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Le procès de la BAC Nord de Marseille, le 12 avril 2021, au tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). (NICOLAS TUCAT / AFP)

Le tribunal correctionnel de Marseille a rendu son jugement, jeudi 22 avril. Onze policiers ont été condamnés à des peines de prison avec sursis allant de deux mois à un an, alors que les sept autres ont été relaxés. Les 18 policiers de la brigade anticriminalité (BAC) des quartiers Nord de Marseille, dont 15 sont encore en poste, étaient poursuivis pour vols de drogue, de cigarettes et d’argent en 2012.

"Le tribunal a pu constater d'importants et graves dysfonctionnements" au sein de ce service de police, a déclaré la présidente du tribunal correctionnel de Marseille en rendant son jugement. Les prévenus ont ensuite quitté le tribunal sous les applaudissements de beaucoup de leurs collègues mais aussi du sénateur du Rassemblement national (RN) des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier.

Le parquet avait requis de la prison ferme

Le parquet avait requis lundi des peines allant jusqu’à six mois de prison ferme et n'avait demandé aucune relaxe. Dans son réquisitoire, il avait déploré l'image "redoutable" et "pas glorifiante" renvoyée par la police dans cette affaire qui avait défrayé la chronique.

Il y a neuf ans, lorsque l'affaire avait éclaté, le procureur de Marseille de l'époque, Jacques Dallest, avait évoqué une "gangrène", accusant les policiers de la BAC Nord de "se payer sur la bête" et de "prélever leur dime" sur les dealers et revendeurs de cigarettes de contrebande qu'ils contrôlaient dans les quartiers populaires de la ville.

Au cours de ce procès, les fonctionnaires ont été longuement interrogés sur des discussions enregistrées pendant six mois par la police des polices grâce à la "sonorisation" de leurs véhicules et la mise sur écoute de leurs bureaux. Les policiers s'y vantaient d'avoir profité d'interpellations pour récupérer de l'argent ou encore des stupéfiants.

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