Procès de la BAC Nord de Marseille : jusqu'à 6 mois de prison ferme requis contre les 18 policiers

Dans son réquisitoire, le parquet a déploré l'image "redoutable" et "pas glorifiante" renvoyée par la police dans cette affaire de vols de drogue, de cigarettes et d'argent qui a éclaté en 2012.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le commissariat du 3e arrondissement de Marseille, siège de la BAC Nord de la ville, le 15 septembre 2005. (NICOLAS JOSE / SIPA)

Des peines allant jusqu'à six mois de prison ferme ont été requises par le parquet, lundi 19 avril, à l'encontre des 18 ex-policiers de la brigade anticriminalité  (BAC) des quartiers Nord de Marseille, poursuivis pour des vols de drogue, de cigarettes et d'argent en 2012. 

Dans son réquisitoire, le parquet, qui n'a demandé aucune relaxe et a requis une peine minimale d'un an avec sursis contre cinq prévenus, a déploré l'image "redoutable" et "pas glorifiante" renvoyée par la police dans cette affaire qui avait défrayé la chronique. "La seule chose qui restera à long terme, c'est que le doute restera dans la tête de tout le monde, c'est la pire des choses", a souligné le procureur de la République adjoint de Marseille, André Ribes. Les sanctions les plus lourdes ont été requises contre dix des prévenus, dont deux des chefs de groupe de la BAC Nord de jour. Le jugement est attendu jeudi.

Accusés de "prélever leur dime" sur les dealers

Il y neuf ans, lorsque l'affaire avait éclaté, le procureur de Marseille de l'époque, Jacques Dallest, avait évoqué une "gangrène", accusant les policiers de la BAC Nord de "se payer sur la bête" et de "prélever leur dime" sur les dealers et revendeurs de cigarettes de contrebande qu'ils contrôlaient, dans les quartiers populaires de la ville.

Au cours de ce procès, entamé depuis une semaine, les fonctionnaires ont été longuement interrogés sur des discussions enregistrées pendant six mois par la police des polices grâce à la "sonorisation" de leurs véhicules et la mise sur écoute de leurs bureaux. Les policiers s'y vantaient d'avoir profité d'interpellations pour récupérer de l'argent ou encore des stupéfiants.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.