Policiers brûlés à Viry-Châtillon en 2016 : un juge d'instruction désigné pour examiner les accusations de falsification de l'enquête

Le parquet de Créteil a ouvert jeudi une information judiciaire contre X pour "faux en écriture publique", "escroquerie au jugement"et "violences volontaires", le tout par "personne dépositaire de l'autorité publique".

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Des policiers devant une voiture de fonction brûlée à Viry-Chatillion (Essonne), le 8 octobre 2016. (THOMAS SAMSON / AFP)

Un juge d'instruction de Créteil a été désigné pour examiner les accusations de falsification de l'enquête sur l'attaque contre des policiers brûlés à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016, a annoncé le parquet, jeudi 15 juillet.

Le parquet de Créteil a ouvert jeudi une information judiciaire contre X pour "faux en écriture publique", "escroquerie au jugement" et "violences volontaires", le tout par "personne dépositaire de l'autorité publique". Ces qualifications reprennent celles visées par quatre plaintes qui ont été déposées par la défense de plusieurs jeunes, accusant les enquêteurs de la sûreté départementale de l'Essonne d'avoir falsifié l'enquête pour les impliquer à tort dans l'attaque.

Le 18 avril dernier, au terme de six semaines de procès en appel à huis clos, la cour d'assises des mineurs de Paris a déclaré cinq des 13 accusés coupables de tentative de meurtre sur des policiers. Trois d'entre eux, condamnés à 18 ans de réclusion, se sont pourvus en cassation. Deux autres accusés ont été condamnés respectivement à 6 et 8 ans de réclusion.

Un précédent verdict très contesté

Ce verdict, qualifié de "naufrage judiciaire" par les avocats d'une des victimes et très contesté par une partie de la classe politique, a été notamment motivé par "l'absence de preuves suffisantes" pour huit des treize accusés, selon la feuille de motivation.

La cour jugeait des faits qui s'étaient déroulés presque cinq ans plus tôt : le 8 octobre 2016, 16 personnes avaient attaqué, certaines avec des cocktails Molotov, deux voitures de police stationnées près du quartier de la Grande Borne, une vaste cité d'habitat social considérée comme l'une des plus sensibles d'Île-de-France.

Les assaillants étant masqués, il a été impossible de les reconnaître et l'enquête a reposé sur beaucoup de témoignages, dont certains se contredisaient, et le bornage téléphonique.

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