"Ce n'est plus possible" : des policiers manifestent, indignés par le verdict du procès de l'attaque des policiers de Viry-Châtillon

Rassemblés dans plusieurs villes de France mardi, des policiers ont manifesté contre le verdict du procès de Viry-Châtillon, rendu dimanche par la cour d'assises des mineurs de Paris.

Article rédigé par
Jules Hauss - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Une cinquantaine de policiers des syndicats de police Unsa et Alliance manifestent devant le palais de justice de Lille. (FRANCOIS CORTADE / RADIO FRANCE)

De nombreux rassemblements devant des tribunaux ont été organisés par des syndicats policiers mardi 20 avril. Les manifestants ont voulu exprimer leur incompréhension et leur colère après le verdict, deux jours plus tôt, de la cour d'assises des mineurs de Paris dans l'affaire des policiers brûlés à Viry-Châtillon, en 2016. Le jury a condamné cinq jeunes hommes, à des peines de 6 à 18 ans de prison. Huit autres accusés ont été acquittés.

>> Procès des policiers agressés à Viry-Châtillon : des "doutes" et des "incertitudes" expliquent la relaxe de certains accusés

À Paris, 500 personnes se sont rassemblées devant le palais de justice, pour alerter sur le "laxisme de la justice". Une allégation soutenue par le secrétaire général d'Alliance, Fabien Vanhemelryck : "Quand vous interpellez des individus avec des antécédents dignes du catalogue de La redoute, où aujourd'hui ils devraient être dix fois en prison, ils se retrouvent encore dehors et le lendemain vous interpellez de nouveau les mêmes, ça ne devient plus possible !"

Les syndicats réclament des peines plus strictes et un durcissement de la loi quand on s'attaque aux forces de l'ordre. "Dans ce genre d'affaires, quand ce sont des policiers qui sont les victimes, nous demandons à ce que ce soit jugé par des juridictions spécialisées", affirme Rocco Contento, porte-parole d'Unité-SGP Police en Île-de-France, "par des magistrats qui connaissent bien le travail des policiers." Place Beauvau, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a déclaré qu'il ne soutenait pas cette manifestation. Il recevra en revanche les quatre policiers victimes de l'attaque, samedi 24 avril.

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