Attaque à la préfecture de police de Paris : un mail de sensibilisation à la radicalisation envoyé à plusieurs administrations

Alors que le parquet national antiterroriste (Pnat) est saisi de l'enquête sur l'attaque qui a causé la mort de cinq personnes jeudi à la préfecture de police de Paris, un message de sensibilisation à la radicalisation circule au sein de l'administration publique française.

L\'île de la Cité bouclée après une agression à la préfecture de police de Paris qui a fait cinq morts, dont l\'assaillant, le 3 octobre 2019.
L'île de la Cité bouclée après une agression à la préfecture de police de Paris qui a fait cinq morts, dont l'assaillant, le 3 octobre 2019. (MATTHIEU MONDOLONI / RADIO FRANCE)

Un mail de sensibilisation à la radicalisation a été envoyé vendredi 4 octobre dans l'après-midi à plusieurs administrations publiques françaises, dont l'Education nationale, après l'attaque au couteau survenue jeudi à la préfecture de police de Paris. C'est ce qu'a déclaré Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternative police CFDT, sur franceinfo samedi 5 octobre. 

Il s'agit d'une notice d'information de deux pages que franceinfo a pu consulter, "relative au danger généré par la radicalisation", "à l’usage des personnels des établissements et des organismes de l’enseignement supérieur et de la recherche qui tend à objectiver la caractérisation du phénomène de radicalisation".

"Il y a un problème de radicalisation dans les administrations françaises"

Quatre étapes de détection de la radicalisation y sont identifiées : "caractériser", "détecter", "signaler" et "étudier". Le document rappelle le numéro vert national d'assistance et de prévention de la radicalisation, d'orientation et de signalement : 0800 005 696. Il indique également l'existence d'un formulaire de signalement en ligne. "Cela veut dire qu'il y a un problème de radicalisation dans les administrations françaises", conclut Denis Jacob.

Un informaticien de 45 ans a mené une attaque au couteau, jeudi 3 octobre, dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris pour laquelle il travaillait en tant que fonctionnaire. Il a tué quatre personnes avant d'être neutralisé.