Attaque à la préfecture de police de Paris : les motivations troubles du tueur

Un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris a tué quatre collègues à coups de couteau, jeudi 3 octobre. En poste depuis 2003, il souffrait de surdité. Placée en garde à vue, son épouse a affirmé qu'il avait entendu des voix la nuit précédant son acte.

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Pour la deuxième fois en moins de 24 heures, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, se rend à la préfecture de police, vendredi 4 octobre. Il participe à un moment de recueillement et d'hommage aux fonctionnaires tombés dans l'attaque survenue la veille, jeudi. Quelques minutes plus tôt, il était à l'hôpital Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine), au chevet de la policière blessée. En garde à vue, la compagne du meurtrier présumé parle. Elle affirme que la nuit qui a précédé l'agression, il avait entendu des voix. Certaines sources évoquent même une crise de démence.

Les proches de l'assaillant interrogés

Son épouse explique aussi que son mari, malentendant à 70%, avait le sentiment de ne pas être reconnu par sa hiérarchie à sa juste valeur. Pour l'heure, aucune piste n'est écartée. Depuis jeudi, des perquisitions à son domicile sont menées et ses proches, comme son frère et sa belle-sœur, sont entendus. Le but est d'en savoir plus sur le profil de cet homme, car de nombreuses zones d'ombre subsistent. Vendredi matin, un important dispositif policier continuait de quadriller le quartier.

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Des véhicules de polices garés près de la préfecture de police de Paris, après l\'attaque au couteau qui s\'est produite le 3 octobre 2019. 
Des véhicules de polices garés près de la préfecture de police de Paris, après l'attaque au couteau qui s'est produite le 3 octobre 2019.  (MARTIN BUREAU / AFP)