Attaque à la préfecture de police de Paris: des failles dans le suivi de Mickaël Harpon

Malgré des propos inquiétants en 2015, Mickaël Harpon a pu continuer à travailler à la préfecture de police de Paris. Il était habilité secret défense.  

France 2

La femme de Mickaël Harpon a été relâchée, après trois jours de garde à vue, sans qu'aucune poursuite judiciaire ne soit engagée contre elle. Et ce malgré 33 SMS envoyés le matin même de la tuerie, dont certains avaient une connotation religieuse qui aurait pu indiquer une préméditation d'un acte violent. Il y a eu des failles au sein de l'État, qui peuvent expliquer la non-détection de la dangerosité de Mickaël Harpon. En 2015, l'homme s’était réjoui de l'attentat contre Charlie Hebdo : "C'est bien fait", a-t-il dit devant des collègues. 

Informations sensibles

Après cet acte, aucune surveillance n'a été mise en place et aucun signalement n'a été fait. Mickaël Harpon a pu continuer à travailler à la direction du renseignement et a pu accéder à des informations sensibles, lui qui était habilité secret défense. À quelles informations a-t-il pu accéder ? Le gouvernement l'ignore pour l'instant alors que c'est une question cruciale pour les enquêteurs. Le ministre de l'Intérieur est attaqué, mais Christophe Castaner exclut de démissionner, explique le journaliste de France 2 Sébastien Thomas, en direct de la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris.

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Des policiers près de la préfecture de police de Paris, où Mickaël Harpon a tué quatre de ses collègues et blessé une cinquième personne, le 3 octobre 2019. 
Des policiers près de la préfecture de police de Paris, où Mickaël Harpon a tué quatre de ses collègues et blessé une cinquième personne, le 3 octobre 2019.  (BERTRAND GUAY / AFP)