VIDEO. Orsoni : "On me met en danger de mort en me désignant comme une cible"

"Quand je ne sais pas, je n'invente pas", a répliqué le président du club de football de l'AC Ajaccio et ancien dirigeant nationaliste, après que Manuel Valls a affirmé qu'il savait "sans doute des choses" sur les assassinats en Corse.

Francetv info

ASSASSINATS EN CORSE – "Quand je ne sais pas, je n'invente pas", réplique Alain Orsoni. Le président de l'AC Ajaccio, qui évolue en Ligue 1 de football, a répondu sur i-Télé à Manuel Valls, vendredi 16 novembre. Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur a affirmé sur RTL que l'ancien dirigeant nationaliste savait "sans doute des choses" à propos des récents assassinats en Corse, et l'a invité à parler.

Faisant écho à ses déclarations de la veille sur France Info, Alain Orsoni a également répété qu'il avait "peur". "On met mon nom en avant de manière extrêmement légère", s'est-il plaint. "On me met en danger de mort en me désignant comme une cible", a-t-il clamé, assurant : "Je suis très éloigné du personnage qu'on est en train de construire".

Alain Orsoni a également été interviewé par RTL. "Je ne sais pas aujourd'hui qui arme les assassins et je ne sais pas qui sont les assassins", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'a "aucune affaire en Corse" et qu'il mène "une vie normale". Il a expliqué qu'il n'avait aucune affaire dans le BTP notamment, et a affirmé que son vœu le plus cher était de "quitter la France".

Alain Orsoni, président du AC Ajaccio, le 7 mars 2012 en Corse.
Alain Orsoni, président du AC Ajaccio, le 7 mars 2012 en Corse. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)