Affaire Théo : "On retrouve ce sentiment d'injustice qui avait été frappant à l'époque du drame de Clichy-sous-Bois"

L'avocat Emmanuel Tordjman était l'invité du Soir 3, ce vendredi 17 février, pour parler de la relation compliquée entre la jeunesse des quartiers et la police.

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Il y a 12 ans, des révoltes urbaines éclataient dans les banlieues françaises après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, deux adolescents de Clichy-sous-Bois décédés électrocutés après une course poursuite avec la police. Un fait-divers qui est à nouveau dans touts les esprits depuis l'interpellation très violente de Théo à Aulnay-sous-Bois. "On retrouve toujours cette problématique des rapports entre la police et les jeunes des quartiers et on retrouve aussi, un peu, ce sentiment d'injustice qui avait été très frappant à l'époque du drame Clichy-sous-Bois. Néanmoins, les faits ont suscité beaucoup moins d'embrasement (...) car là un juge d'instruction a été désigné immédiatement", estime Me Emmanuel Tordjman, avocat des familles de Zyed Benna et Bouna Traoré.

L'État a été condamné pour contrôles au faciès discriminants

Le rapport entre les jeunes des quartiers et la police a-t-il évolué depuis 12 ans ? "C'est vrai que dans certains endroits, vis-à-vis d'une certaine partie de la population, on a des contrôles de police qui se passent mal. (...) Il faut savoir que la Cour de cassation a condamné l'État pour trois contrôles au faciès discriminants", poursuit Me Emmanuel Tordjman.

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Des manifestants se rassemblent à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour dénoncer l\'interpellation violente de Théo, le 11 février 2017.
Des manifestants se rassemblent à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour dénoncer l'interpellation violente de Théo, le 11 février 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)