Vols à l'Hôtel Drouot : ouverture du procès des "cols rouges"

Une quarantaine de commissionnaires vont être poursuivis pour de nombreux vols. Six commissaires priseurs auraient fermé les yeux ou revendu les objets dérobés.

FRANCE 2

Le procès des "cols rouges" s'ouvre ce lundi 14 mars devant le tribunal correctionnel de Paris. En 2007, 900 objets appartenant au mime Marceau sont vendus à l'Hôtel des ventes Drouot lors de sa mort. À cette occasion, les deux filles de l'artiste découvrent la disparition de nombreuses affaires comme des costumes ou des livres rares. D'autres vols sont déplorés. Des accusations graves portées contre les commissionnaires, surnommés les "cols rouges", en référence à leur uniforme. Ils sont les hommes à tout faire de Drouot depuis 1850. Ils sont notamment chargés du stockage et de l'exposition d’objets à vendre. Cette corporation très ancienne et très fermée est composée exclusivement de Savoyards.

Réorganisation des ventes

 
Pour sa défense, la corporation des "cols rouges" minimise l'ampleur des vols. "On est marqués par des objets d'une grande valeur, mais ça, ce sont des dérives personnelles comme il en advient dans toutes les professions", explique Me Léon Foster, avocat de 9 "cols rouges".
Depuis la découverte de l'affaire en 2009, l'Hôtel Drouot a supprimé les "cols rouges", remplacés par toute une série de prestataires.
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