Takieddine va pouvoir sortir de prison sans payer de caution

La cour d'appel de Paris a ordonné, lundi, la remise en liberté de l'homme d'affaires, mis en examen dans l'affaire Karachi. 

L\'homme d\'affaires Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l\'affaire Karachi, à Paris, le 14 septembre 2011.
L'homme d'affaires Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, à Paris, le 14 septembre 2011. (THOMAS SAMSON / AFP)

Il n'aura pas besoin de réunir 4,3 millions d'euros. Mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, Ziad Takieddine va pouvoir sortir de prison sans payer de caution. La cour d'appel de Paris a ordonné, lundi 2 septembre, la remise en liberté de l'homme d'affaires, soupçonné d'avoir voulu fuir la France et écroué à ce titre depuis le 31 mai.

Ziad Takieddine est soupçonné d'avoir cherché à se procurer, contre 200 000 dollars, un passeport diplomatique de la République dominicaine. Qualifiant de "fable" le projet de fuite prêté à leur client, ses avocats avaient demandé sa remise en liberté. Les juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke ont accédé à cette demande, le 22 juillet, tout en conditionnant sa remise en liberté au versement d'une caution de 4,3 millions d'euros.

Interdiction de quitter le territoire

Ses avocats, qui soutiennent que Ziad Takieddine ne dispose pas d'une telle somme, ont contesté l'ordonnance des juges devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Celle-ci a ordonné, lundi après-midi, une remise en liberté de l'homme d'affaires, en annulant la demande de caution. Ziad Takieddine devrait ainsi être libéré lundi soir, selon ses avocats. Il demeurera sous contrôle judiciaire, avec notamment interdiction de quitter le territoire. 

"C'est une grande satisfaction d'avoir été entendu par une chambre de l'instruction lucide", a réagi, après l'audience au palais de justice de Paris, Dominique Penin, accompagné de ses confrères Henri Leclerc et Stéphane Sebag.