Naufrage du "Bugaled Breizh" : la justice rend un non-lieu

Le drame avait fait cinq morts en 2004 au large de la Grande-Bretagne. La thèse qu'un sous-marin puisse être à l'origine du naufrage a donc été rejetée par la justice française.

L\'épave du chalutier \"Bugaled Breizh\", mis à sec dans l\'arsenal militaire de Brest (Finistère), Vue générale, le 15 juillet 2004.
L'épave du chalutier "Bugaled Breizh", mis à sec dans l'arsenal militaire de Brest (Finistère), Vue générale, le 15 juillet 2004. (MARCEL MOCHET / AFP)

Les juges d'instruction ont rendu un non-lieu dans l'affaire du naufrage du chalutier Bugaled Breizh, qui avait fait cinq morts en 2004 au large de la Grande-Bretagne, indique mardi 27 mai l'avocat d'une des victimes, Dominique Tricaud. Ce dernier a indiqué qu'il ferait appel de cette décision de non-lieu devant la chambre d'instruction de la cour d'appel de Rennes (Ille-et-Vilaine).

Si les parties civiles n'obtiennent pas gain de cause en appel, la procédure pourrait être relancée au Royaume-Uni, où toute enquête était gelée du fait de l'instruction française, a souligné Dominique Tricaud.

La thèse de exercice militaire écartée

Le procureur de la République de Nantes (Loire-Atlantique) avait soumis un réquisitoire en ce sens au juge d'instruction du dossier, le 25 mars. En octobre déjà, les juges d'instruction avaient annoncé la fin de leur enquête, laissant entendre l'imminence d'un non-lieu.

Les familles de victimes sont convaincues que le Bugaled Breizh a été coulé par un sous-marin lors d'un exercice militaire international. Mais la longue enquête judiciaire n'a apporté aucune explication plausible à ce naufrage, dans un secteur où se déroulait un exercice militaire européen impliquant plusieurs sous-marins.