Le PDG d'EDF dément tout trafic d'influence en faveur de son épouse

La justice mène une enquête pour trafic d'influence sur des fonds reçus par Rachida Khalil, qui auraient été versés par des prestataires ou la fondation d'EDF.

Le PDG d\'EDF Henri Proglio assiste à l\'inauguration d\'un showroom d\'ERDF, le 20 mai 2014, à Paris.
Le PDG d'EDF Henri Proglio assiste à l'inauguration d'un showroom d'ERDF, le 20 mai 2014, à Paris. (MEIGNEUX/SIPA)

Visé par une enquête préliminaire pour "trafic d'influence", le PDG d'EDF se défend. Dans un entretien au Monde, Henri Proglio assure, lundi 9 juin, n'avoir jamais fait pression pour que l'entreprise ou ses fournisseurs financent les spectacles de son épouse. Il indique même avoir remboursé 60 000 euros, après avoir appris qu'une telle somme avait été versée à son épouse par une association soutenue par EDF.

"Concernant EDF, je n'ai à aucun moment fait pression, ni sur l'entreprise, ni sur aucun fournisseur ou prestataire, pour faire financer les spectacles de ma femme", la comédienne et humoriste Rachida Khalil, explique le patron d'EDF .

"Remboursé rubis sur l'ongle"

Il assure qu'EDF n'avait financé aucun spectacle de sa femme, mais qu'après coup, il a découvert qu'Electra, une association financièrement soutenue par EDF, "avait versé 60 000 euros pour un de ses spectacles en septembre 2012". "Mais dès que j'ai vu cela, j'ai pris mon chéquier et remboursé rubis sur l'ongle", déclare-t-il au Monde.

La justice mène une enquête pour trafic d'influence sur des fonds reçus par Rachida Khalil, qui auraient été versés par des prestataires ou la fondation de l'entreprise. En juillet 2013, interrogé sur des premières informations concernant un versement de 20 000 euros sur un compte de Rachida Khalil par une entreprise de conseil ayant travaillé pour EDF, Henri Proglio avait dénoncé "une manipulation".

"Mais il en faut davantage pour me déstabiliser. 'Caramba, encore raté'", avait-il lancé, en allusion aux rumeurs récurrentes sur la volonté de l'exécutif de ne pas le reconduire à la tête d'EDF, groupe public à 84%, où il avait été nommé par Nicolas Sarkozy, en 2009. Son mandat s'achève en novembre.