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Deux ans de prison ferme pour l'organisateur d'un stage de survie qui a coûté la vie à un des participants

Cet ancien militaire a également été condamné à verser 165 000 euros de dommages et intérêts.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Potinairii Malardé, organisateur du stage de survie qui a coûté la vie à un participant, le 22 janvier 2018 en Bretagne. (MAXPPP)

La sanction est tombée. Le tribunal correctionnel de Lorient (Morbihan) a condamné, lundi 3 avril, à une peine de trois ans de prison, dont un avec sursis, un ancien militaire qui avait organisé en 2020 un stage de survie qui a tourné au drame. Un homme de 26 ans est mort après avoir ingéré une plante sauvage.

Potinairii Malardé, 51 ans, a également été condamné à verser au total 165 000 euros de dommages et intérêts à la famille du jeune homme et aux sept autres personnes, dont un enfant, qui avaient été intoxiqués, moins gravement, le 8 août 2020 à Kervignac (Morbihan).

Ancien militaire au sein du 3e RIMa (Régiment d'infanterie de Marine) de Vannes qu'il avait intégré en 1992, cet homme avait multiplié les opérations extérieures pendant 17 ans. Après avoir quitté l'armée, il avait créé en 2015 son entreprise d'organisation de stages de survie, Aïto Survivor, qui attirait une large clientèle. Celui organisé le 8 août 2020 avait pour intitulé "Atelier eau et nourriture : découverte des plantes comestibles".

"Je me suis certainement trompé"

Après avoir appris à faire des nœuds et un feu, les participants s'étaient retrouvés près d'un ruisseau pour identifier le caractère comestible de ce qui les entoure. Mais Potinairii Malardé avait confondu une carotte sauvage avec une plante toxique qui lui ressemble, l'œnanthe safranée, cousine de la ciguë. C'est cette plante qu'Ulysse avait cuisinée avec des orties, un plat que l'ancien militaire avait invité le reste du groupe à goûter.

Lors de l'audience, le 13 mars dernier, Potinairii Malardé avait tenté de minimiser sa responsabilité. "Je me suis certainement trompé", avait-il toutefois fini par lâcher. L'ancien militaire, à la personnalité "borderline" selon un expert, était poursuivi pour homicide involontaire mais aussi blessures involontaires, faux et usage de faux, sous-location de terrains sans autorisation ni assurance.

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