Incendie de l'usine Lubrizol : "Le site rouennais ne sera plus jamais le même", déclare le PDG du groupe

Près d'un mois après l'incendie du site, Eric Schnur a été auditionné par les députés et les sénateurs.

Le PDG du groupe américain Lubrizol, Eric Schnur, lors de son audition par une commission d\'enquête du Sénat, à Paris, le 22 octobre 2019.
Le PDG du groupe américain Lubrizol, Eric Schnur, lors de son audition par une commission d'enquête du Sénat, à Paris, le 22 octobre 2019. (ERIC PIERMONT / AFP)

Près d'un mois après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), le PDG du groupe américain a redit, mardi 22 octobre, que le sinistre s'était d'abord déclaré à l'extérieur du site et assuré que les produits consumés ne présentaient "aucune menace sur la santé". Eric Schnur a été entendu pendant près de deux heures par la mission d'information de l'Assemblée nationale, consacrée à l'incendie survenu le 26 septembre, avant d'être auditionné dans l'après-midi par la commission d'enquête du Sénat sur le même thème.

"Nous allons faire cela en dehors de Rouen"

"Le site rouennais ne sera plus jamais le même", a déclaré solennellement le PDG américain du groupe, s'excusant pour les "perturbations occasionnées" par l'incendie. "Nous ne reconstruirons pas ce que nous avons perdu, mais nous espérons reprendre nos activités dans l'usine de production qui n'a pas été détruite", a-t-il ajouté au sujet de la zone ouest du site, qui n'a pas été touchée par les flammes. Il n'a en revanche "pas l'intention" de reconstruire la zone de stockage au même endroit. "La population locale ne serait pas à l'aise avec cette idée-là", a estimé Eric Schnur.

"Pour continuer d'être de bons voisins (...), nous allons faire cela hors de Rouen. Soit reconstruire un site nous-mêmes, soit travailler avec des tierces parties qui pourraient nous proposer du stockage hors de la ville", a-t-il détaillé, alors que l'enlèvement des fûts à risque devait débuter mardi sur le site incendié. Eric Schnur a par ailleurs indiqué que "tous les travailleurs du site rouennais (...) conserveront leur emploi et percevront intégralement leur salaire pendant [la] reconstruction".