Bolivie : au moins 2,3 millions d'animaux ont péri dans les feux de forêts

Les flammes ravagent, depuis août, 4,1 millions d'hectares de forêts et de zones herbeuses.

Les restes d\'un serpent brûlé après un incendie dans la partie bolivienne de la région du Pantanal, le 27 août 2019.
Les restes d'un serpent brûlé après un incendie dans la partie bolivienne de la région du Pantanal, le 27 août 2019. (AIZAR RALDES / AFP)

Les incendies qui ont ravagé plus de 4 millions d'hectares en Bolivie ont également provoqué la mort d'au moins 2,3 millions d'animaux, selon les premières estimations de spécialistes de l'environnement. "Nous avons consulté les biologistes de [la savane tropicale] Chiquitania et nous avons dépassé l'estimation de plus de 2,3 millions d'animaux disparus dans de nombreuses aires protégées", a déclaré mercredi 25 septembre la professeure Sandra Quiroga, de l'université nationale de la ville de Santa Cruz, dans l'est du pays.

Pumas, tapirs, jaguars, tortues...

Parmi les animaux affectés figurent des espèces endémiques de cervidés et de rongeurs, des ocelots – un félin qui vit en Amérique latine –, des fourmiliers, blaireaux, pumas, tapirs, jaguars, tortues, lézards, lamas, ainsi que des animaux aquatiques. Des images diffusées par les médias locaux ont également montré des reptiles carbonisés et des oiseaux fuyant vers des zones épargnées par les flammes. Des cadavres d'animaux partiellement brûlés ont également été montrés. Les dommages sur la faune dans le reste du pays n'étaient pas encore connus.

Des animaux brûlés sont retrouvés en Bolivie après les feux de forêts, le 27 août 2019.
Des animaux brûlés sont retrouvés en Bolivie après les feux de forêts, le 27 août 2019. (AIZAR RALDES / AFP)

Les incendies, qui ravagent depuis août 4,1 millions d'hectares de forêts et de zones herbeuses, ont également dévasté la "forêt primaire" s'étendant sur une centaine d'hectares dans la réserve de Tucavaca, dans le département de Santa Cruz. "La forêt est totalement calcinée et les dégâts sont irréversibles. Jamais elle ne redeviendra comme avant", a déploré l'universitaire.