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Évasion de Redoine Faïd : le pilote d'hélicoptère pris en otage "a eu un gros choc psychologique", témoigne l'un de ses proches

Les complices de Redoine Faïd ont braqué un pilote d'hélicoptère pour le forcer à se rendre à la prison de Réau, où était incarcéré le braqueur. "Sa vie n'est pas en danger", explique l'un de ses proches sur franceinfo.

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Radio France
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L'hélicoptère utilisé pour l'évasion de Redoine Faïd a été retrouvé brûlé à Gonesse (Val-d'Oise) (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Le pilote d'hélicoptère, pris en otage par les complices de Redoine Faïd pour faire évader le braqueur multirécidiviste de la prison de Réau (Seine-et-Marne) dimanche 1er juillet, "a eu un gros choc psychologique", a témoigné, lundi sur franceinfo, un de ses proches, Jacques Escaffre, membre de la Fédération française de Giraviation basée à l'aérodrome de Lognes (Seine-et Marne)"Sa vie n'est pas en danger. Il aurait quelques hématomes", a-t-il précisé.

"Nez-à-nez" avec des individus armés

Le pilote est âgé d'une soixantaine d'années. Il a plus de 3 000 heures de vol à son actif. "Quand vous vous retrouvez nez-à-nez avec trois individus qui ont a priori des kalachnikov... Il n'a pu qu'obtempérer", a expliqué Jacques Escaffre. "Il a quand même eu un courage et un sang-froid qui n'est pas donné à tout le monde".

Le pilote d'hélicoptère devait effectuer un vol d'initiation dimanche dans la matinée. "Quelqu'un a pu venir rôder dans les parages, voir comment vous pratiquez, faire un vol avec vous", a estimé Jacques Escaffre. Il décrit l'angoisse vécue par le professionnel : "Vous avez deux personnes qui viennent faire un vol d'initiation un dimanche matin, tout se passe bien, et puis après on vous met le canon sur la tempe pour vous dire : 'On va se poser à Fontenay-Trésigny, on va embarquer quelqu'un d'autre'".

Jacques Escaffre a indiqué que le commando avait pris un hélicoptère Alouette, parce que "c'est une machine qui embarque cinq personnes".

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