Projets d'attentats d'un groupuscule d'ultradroite : Rémy Daillet, figure des milieux complotistes, présenté à un juge en vue d'une mise en examen

Le complotiste Rémy Daillet, notamment soupçonné d'être impliqué dans l'enlèvement de la fillette Mia, a été extrait de sa cellule mardi pour être entendu dans le cadre d'une enquête sur des projets d'attentats menés par l'ultradroite.

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Rémy Daillet, le 2 février 2009 à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). (REMY GABALDA / AFP)

Rémy Daillet, figure des milieux complotistes de l'ultradroite, et sa secrétaire sont présentés à un juge d'instruction antiterroriste vendredi 22 octobre en fin d'après-midi en vue d'une potentielle mise en examen pour des projets d'attentats du groupe "Honneur et nation", a appris franceinfo auprès de son avocat.

Déjà mis en examen à Nancy dans l'affaire de l'enlèvement de la petite Mia, qu'il est soupçonné d'avoir organisé, Rémy Daillet a été extrait de sa cellule mardi pour être placé en garde à vue dans cette nouvelle enquête. Il a été entendu par la DGSI dans le cadre des projets d'attentat du groupuscule d'ultradroite "Honneur et Nation". Une femme d'une soixantaine d'années qui s'est présentée comme étant l'ancienne secrétaire de Rémy Daillet a été également placée garde à vue.

Douze personnes de son entourage mises en examen

Dans un communiqué, l'avocat de Rémy Daillet, maître Jean-Christophe Basson-Larbi, espère "obtenir son placement sous le statut de témoin assisté" pour éviter sa mise en examen "compte-tenu de l'absence d'indices graves ou concordants laissant penser qu'il pourrait être mêlé aux projets d'attentats". Cependant, selon une source proche de l'enquête, Rémy Daillet peut être considéré comme la tête pensante de ce groupuscule et donc des projets d'attentats qu'il échafaudait.

"L'opposant politique Rémy Daillet n'a strictement aucun lien ni avec le groupuscule 'Honneur et nation', ni avec les projets d'attentats que l'on prête à ses membres, qu'il ne connaît pas", a déclaré à franceinfo  Me Jean-Christophe Basson-Larbi. D'après son avocat, Rémy Daillet appelait "au renversement pacifique et non au terrorisme et aux attentats"

"Le réflexe de l'autorité judiciaire de mêler le nom de Daillet à chaque fait-divers anti-système ou contestataire est le signe inquiétant de la volonté du pouvoir politique et des services français d'embastiller durablement le prisonnier politique Rémy Daillet-Wiedemann."

maître Jean-Christophe Basson-Larbi

à franceinfo

Entre les mois de mai et octobre, 12 personnes gravitant dans l'entourage du complotiste ont été mises en examen. Elles sont soupçonnées d'avoir préparé des actions violentes, notamment contre des lieux communautaires, des loges maçonniques et le ministère de la Santé, mais aussi contre des antennes 5G et des centres de vaccination. Selon une source proche de l'enquête, le but de ces actions était de "renverser les institutions". Plusieurs de ces suspects font partie de l'entourage du groupuscule "Honneur et nation" mais n'y sont pas rattachés directement". 

Mis en examen dans l'affaire Mia

Rémy Daillet est notamment soupçonné d'être impliqué dans l'enlèvement de la fillette Mia. Il est mis en examen dans ce dossier pour "complicité d'enlèvement de mineur" et placé en détention provisoire. Cette petite fille de 8 ans avait été kidnappée le 13 avril par plusieurs hommes alors qu'elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges. Une alerte enlèvement avait été déclenchée. Elle avait permis dse retrouver l'enfant dans la commune de Sainte-Croix, en Suisse. 

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