Depuis les effondrements de la rue d'Aubagne, Marseille a déjà pris 100 arrêtés de péril grave et imminent

Début novembre, le drame avait coûté la vie à huit personnes en plein centre-ville. Près de 1 600 habitants ont dû quitter leur logement. 

Des pompiers et des policiers recherchent des victimes, sur le site où deux immeubles se sont effondrés, le 5 novembre 2018 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Des pompiers et des policiers recherchent des victimes, sur le site où deux immeubles se sont effondrés, le 5 novembre 2018 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (GERARD JULIEN/AFP)

Près de deux mois après l'effondrement de deux immeubles de la rue d'Aubagne, la mairie de Marseille continue de recenser les bâtiments vétustes. Elle a annoncé, vendredi 28 décembre, avoir déjà pris cent arrêtés de péril grave et imminent. Un record : il y en avait eu 35 en 2015, 43 en 2016, 57 en 2017 et 48 en 2018 (jusqu'en octobre).

Ces arrêtés obligent les propriétaires à faire des travaux d'urgence dans les deux mois. Après ce délai, la ville peut se substituer à eux et leur envoyer la facture. "Par ailleurs, 16 procédures de péril simple ont été lancées pour des travaux plus légers. Dans ce cas, les propriétaires disposent de 6 à 8 mois pour réaliser les travaux", précise la mairie.

Le drame de la rue d'Aubagne, qui a coûté la vie à huit personnes début novembre, a plongé la ville et son maire Jean-Claude Gaudin dans la crise qui a mis au grand jour l'ampleur du problème du logement insalubre et dangereux dans la cité phocéenne. Les signalements se sont depuis succédés : jusqu'à 1 600 personnes ont été évacués d'environ 200 immeubles, le temps de vérifier leur état. Temporairement sans domicile fixe, elles ont été hébergées la plupart du temps en hôtel.