Disparitions de mineurs : plus de 40 000 signalements effectués en 2023, soit "plus de 110 enfants signalés disparus chaque jour"

Même si le nombre total de signalements est en baisse de 5,1% par rapport à 2022, il "demeure important avec plus de 110 enfants signalés disparus chaque jour", alerte la fondation Droit d'Enfance.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un écran montrant une alerte enlèvement, le 8 juin 2023. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

Fugueurs de plus en plus jeunes, bond des enlèvements parentaux... Au total, 40 989 disparitions de mineurs ont été signalées aux forces de l'ordre en 2023, selon la fondation Droit d'Enfance en charge du 116 000, le numéro d'urgence dédié à cette problématique. Même si le nombre total de signalements est en baisse de 5,1% par rapport à 2022, il "demeure important avec plus de 110 enfants signalés disparus chaque jour", fait savoir la fondation dans un rapport publié samedi 25 mai, à l'occasion de la journée internationale des enfants disparus.

La baisse a notamment été observée en matière de fugues (39 069, soit 5,9% de moins sur un an). Toutefois, elles représentent toujours plus de 95% du total des signalements effectués auprès des forces de l'ordre, précise le rapport. A l'inverse, les signalements portant sur des disparitions inquiétantes (1 259, en augmentation de 10%) et des enlèvements parentaux (661, soit 21,5% de plus) ont connu une hausse significative, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur cités dans le rapport.

Le nombre d'appels en hausse de plus de 10%

Le nombre d'appels reçus au 116 000 a augmenté de plus de 10% en un an (35 186), avec une hausse constatée au moment de la médiatisation des disparitions d'Emile et de Lina. Sur ces 35 000 appels, 1 300 ont nécessité la saisie de la cellule de suivi.

"Les tendances qu'on a pu observer ces dernières années semblent se confirmer avec des départs en fugue de plus en plus jeune et un lien de plus en plus marqué entre fugues multiples et exploitation sexuelle", s'inquiète auprès de l'AFP Julien Landureau, porte-parole de la fondation. "La cellule de suivi a notamment reçu des dossiers concernant des jeunes âgés de 13 ou 14 ans, voire même 11 ans", ajoute-t-il.

A l'origine de la fugue, un conflit avec le parent ou le tuteur (35% des cas), un phénomène d'emprise, de délinquance ou de mauvaises fréquentations (23%) ou la souffrance psychologique (13%) en raison notamment de situations de violence ou de harcèlement. Quant à la prostitution, elle est suspectée ou avérée dans 4% des dossiers ouverts par le 116 000 en 2023, un chiffre qui dépasse les 30% lorsqu'il s'agit de jeunes filles en fugue.

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