Mort de Steve Maia Caniço : le rapport de police ne passe pas

Dans plusieurs villes, des rassemblements en hommage à Steve Maia Caniço, mort à Nantes (Loire-Atlantique) et retrouvé dans la Loire. Des questions demeurent après le rapport de police.

À Besançon (Doubs), Bordeaux (Gironde) ou Toulouse (Haute-Garonne), la colère ne retombe pas. De centaines de personnes sont venues contester les conclusions de la police sur la mort de Steve Maia Caniço. "On ne veut pas ça, c'est le pays des droits de l'Homme ? Non, il faut se poser les bonnes questions", demande un manifestant. "Ça peut être ma fille, elle a le même âge, elle va en teuf alors je suis révoltée", ajoute une autre. En cause, le rapport de la police des polices publié mercredi 31 juillet qui nie tout lien entre la mort du manifestant et l'intervention des forces de l'ordre.

Faire la lumière sur la vérité

Christophe Castaner a défendu les conclusions du rapport. "Nous portons cette exigence de transparence et de vérité (...) le gouvernement est totalement engagé pour répondre à toutes les questions", a avancé le ministre de l'Intérieur.
Les forces de l'ordre avaient répondu avoir riposté à des jets de projectiles en utilisant des gaz lacrymogènes. "Dès la première lacrymo, j'ai cherché à me décaler, au final il n'y avait pas les barrières et au lieu d'aller tout droit, j'ai dérivé et j'ai mis le pied dans le vide et je suis tombé dans la Loire", explique Jérémy Bécue, participant à la fête ce soir-là. Les conditions de l'enquête sont également très contestées.

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Une fontaine à Nantes où des bougies ont été déposées au sol, le 30 juillet. 
Une fontaine à Nantes où des bougies ont été déposées au sol, le 30 juillet.  (LOIC VENANCE / AFP)