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Les aveux de Nordahl Lelandais ouvrent "l'espoir" pour "d'autres disparitions qui pourraient être expliquées"

Le frère de Dalila Boutvillain a disparu en Isère en 2012, le département dans lequel Nordahl Lelandais a tué la petite Maëlys. Elle explique vendredi sur France Bleu Isère qu'il y a "des familles qui attendent".

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Radio France
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Deux ans après la disparition de Malik Boutvillain, sa famille lance un nouvel appel à Echirolles (Isère), le 17 avril 2014. (MAXPPP)

Les aveux de Nordahl Lelandais, qui a reconnu jeudi avoir tué le caporal Arthur Noyer, le militaire disparu en avril 2017 près de Chambéry, ont fait réagir onze familles de disparus de la région Auvergne-Rhône-Alpes. "S'il a avoué pour Maëlys et pour Arthur [Noyer], peut-être qu'il y en a d'autres derrière", explique vendredi 30 mars à France Bleu Isère Dalila Boutvillain. Elle est la sœur de Malik Boutvillain, 32 ans à l'époque de sa disparition le 6 Mai 2012 à Echirolles (Isère) alors qu'il faisait son footing.  

"Des familles attendent"

"Cela nous ouvre de l'espoir." Elle n'accuse pas Nordahl Lelandais d'être impliqué dans la disparition de son frère. Mais elle pense qu'il y a peut-être "d'autres disparitions qui pourraient être expliquées".  Dalila Boutvillain explique qu'il y a "des familles qui attendent, qui espèrent ne serait-ce qu'un mot pour qu'on sache ce qu'il est advenu pour nos disparus."

Ce n'est pas des jours d'attente. C'est des mois, des années. C'est insupportable à vivre, cette souffrance tous les jours.

Dalila Boutvillain

à France Bleu Isère

Depuis les différents aveux de Nordahl Lelandais, une nouvelle instruction a été ouverte sur la disparition de Malik et confiée à un juge d'instruction, l'un de ceux qui instruisent l'affaire de l'assassinat de la petite Maëlys. "Depuis le 6 mai 2012, il n'y a pas un jour où je n'ai pas pensé à Malik", dit encore Dalila Boutvillain. "Cela m'obsède. Le fait de ne pas savoir, c'est une torture."

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