Affaire Daval : "J'ai fait des erreurs de communication", admet l'avocat de Jonathann Daval

Me Schwerdorffer a fait polémique le 30 janvier en assurant que son client avait reconnu avoir tué son épouse "par accident".

Maître Randall Schwerdorffer à Besançon (Doubs), le 30 janvier 2018.
Maître Randall Schwerdorffer à Besançon (Doubs), le 30 janvier 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Il admet des erreurs mais ne regrette rien. L'avocat de Jonathann Daval, Me Randall Schwerdorffer est revenu, lundi 5 février, sur ses déclarations à la presse lors des aveux de son client, le 30 janvier. Invité de RTL, il assure, "Je n'ai été dépassé que par l'emballement médiatique, pas par l'affaire."

Mardi 30 janvier, alors que Jonathann Daval est encore en garde à vue, Me Schwerdorffer annonce à la presse que son client "n'est pas soupçonné par hasard", et anticipe les aveux du mari d'Alexia Daval"J'ai fait des erreurs de communication que j'ai reconnues, mais que je ne regrette pas", assure-t-il une semaine plus tard. "Je considère qu'il n'y a aucune erreur de ma part à être intervenu durant la garde à vue. Il fallait préparer l'opinion publique (...) aujourd'hui un procès ne se joue plus que devant les tribunaux, mais aussi devant l'opinion publique."

"J'aurais du utiliser des termes plus adaptés"

Lors de ses déclarations, Me Schwerdorffer avait fait polémique en assurant que Jonathann Daval avait reconnu avoir tué son épouse, mais que "c'était un accident" ou en déclarant qu'il y avait "deux victimes dans l'affaire" et qu'un conjoint était violent, mais "pas celui qu'on pense". "J'aurais du utiliser des termes plus adaptés mais je ne les regrette pas car j'étais sincère, dit-il à RTL, j'ai dit ce que je ressentais et pensais (...) je n'ai jamais légitimé les violences faites aux femmes."

Les terme, 'accident' n'a pas été compris, 'personne formidable' n'a pas été compris et 'belle personne' n'a pas été compris.Me Randall SchwerdorfferRTL

L'avocat a précisé que même si ses arguments n'avaient pas été compris, il avait souhaité "humaniser au maximum les aveux de Jonathann Daval" après "les preuves accablantes" apparues dans la presse à son encontre.