Isère : deux nouveaux mineurs interpellés après l'agression filmée d'un handicapé

Deux premiers adolescents de 14 et 15 ans ont été interpellés et placés en garde à vue, lundi. Ils sont soupçonnés d'avoir maltraité et violenté un jeune homme souffrant d'une déficience mentale.

Capture d\'écran de la vidéo mise en ligne par les agresseurs d\'un jeune déficient mental, près de Grenoble (Isère), le 2 février 2014.
Capture d'écran de la vidéo mise en ligne par les agresseurs d'un jeune déficient mental, près de Grenoble (Isère), le 2 février 2014. ( FRANCE 3 ALPES)

Ils se filment, rient et parlent de "vengeance" dans une vidéo postée sur Facebook dimanche 2 février au soir. Deux adolescents de 14 et 15 ans ont été interpellés et placés en garde à vue, lundi 3 février. Ils sont soupçonnés d'avoir maltraité et violenté un jeune homme souffrant d'une déficience mentale.

Mardi matin, deux autres jeunes, de 12 et 16 ans, ont également été interpellés. Le garçon de 12 ans a été laissé libre et remis à ses parents à l'issue de son audition. Les trois autres mineurs devraient être présentés au parquet de Grenoble mardi après-midi.

Un signalement en ligne rapide

Selon Le Dauphiné, les faits se sont déroulés dans le parc de La Poya, à Fontaine, en Isère. Sur la vidéo, on voit au moins deux jeunes hommes mettre à terre un troisième, hagard, avant de le pousser dans un plan d'eau. Relayées sur les réseaux sociaux, les images ont choqué des internautes qui ont lancé une pétition, ainsi qu'un signalement sur la plateforme dédiée du ministère de l'Intérieur. Selon Le Dauphiné, la victime est "un jeune majeur pris en charge par une structure d’accueil pour handicapés". Selon France 3 Alpes, il a retrouvé sa famille et porté plainte. 

Sur Facebook, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion, a qualifié la vidéo de "terriblement choquante de par le cynisme de ces agresseurs et la vulnérabilité de la personne agressée". Elle réclame "la plus grande fermeté" si les faits sont avérés. La vidéo a été signalée à la plateforme de signalement des contenus illicites de l'internet (www.internet-signalement.gouv.fr) et avait été retirée de Facebook mardi midi. Sur Twitter, la police nationale a remercié les internautes pour leur signalement, et confirmé l'ouverture d'une enquête.