VIDEO. Joué-lès-Tours, Nantes, Dijon : existe-t-il un effet de mimétisme ?

Après l'attaque à Joué-lès-Tours de trois policiers et les chauffards fous de Dijon et de Nantes, la question d'un lien entre les trois affaires se pose.

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FRANCE 2
Pour l'heure, aucun élément n'indique un lien entre les trois affaires. Pas de revendication commune. Les profils des agresseurs sont très différents. Le seul point commun reste la période choisie.
 
"Noël est une période de fragilité pour les gens qui ne vont pas bien. Ils ne sont pas soutenus par la famille, ils ne sont pas entourés d'affectivité et donc c'est une période classiquement propice pour les tentatives de suicide et les moments dépressifs", explique le Dr Roland Coutanceau, psychiatre et criminologue. 

Une dimension religieuse commune dans ces actes ?

Selon les enquêteurs, la réponse est négative. Le chauffard de Nantes n'a aucune revendication religieuse. Quant au conducteur de Dijon, il souffre d'une psychose mystique. Il a effectué 157 consultations et hospitalisations pour troubles psychiatriques.
 
Les agresseurs de Dijon et de Nantes ont-ils voulu imiter l'agresseur de Joué-lès-Tours qui était converti à l'islam radicalisé ? L'organisation État Islamique dont il se revendique cherche principalement cet effet de contagion. "Le groupe terroriste à travers ces appels recherche une répercussion médiatique", décrypte Jean-Claude Brisard du centre de recherches contre le terrorisme. 
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Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, face au véhicule du forcené qui a renversé 10 personnes sur le marché de Noël à Nantes (Loire-Atlantique), le 22 décembre 2014. ( BENOIT TESSIER / REUTERS )