Attaque du marché de Noël de Nantes : le chauffard avait 1,8 g d'alcool dans le sang

L'homme qui a foncé sur des piétons à Nantes, le 22 décembre, présentait un taux d'alcoolémie de 1,8 gramme d'alcool par litre de sang au moment des faits. 

Un pompier inspecte la camionnette qui a fauché des passants sur le marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique), le 22 décembre 2014.
Un pompier inspecte la camionnette qui a fauché des passants sur le marché de Noël de Nantes (Loire-Atlantique), le 22 décembre 2014. (GEORGES GOBET / AFP)

Le chauffard qui a foncé sur des piétons au marché de Noël de Nantes, lundi 22 décembre, tuant un jeune homme de 25 ans, était ivre au moment des faits, indique une source policière, confirmant une information de RTL, vendredi. Selon les premiers résultats toxicologiques cités par la radio, le suspect présentait en effet un taux d'alcoolémie de 1,8 gramme par litre de sang, quand le maximum autorisé par la loi est de 0,5 gramme. 

L'homme, originaire de Charente-Maritime et âgé de 37 ans, est aujourd'hui visé par une enquête pour assassinat et tentatives d'assassinat. Hospitalisé pour s'être asséné plusieurs coups de couteau après avoir percuté la foule, l'homme n'a toujours pas pu être interrogé.

Un carnet contenant "des propos pour le moins confus"

Un des piétons fauchés, Virgile, 25 ans, a succombé mardi à ses blessures. Une enquête pour assassinat et tentative d'assassinat a été ouverte par le parquet de Nantes. La procureure de la République de Nantes, Brigitte Lamy, avait évoqué mardi les problèmes d'alcoolisme du chauffard, qui n'était semble-t-il pas "suivi sur le plan psychiatrique". "Son état se serait détérioré ces dernières semaines", avait-elle précisé, ajoutant que l'homme vivait seul et avait travaillé dans le secteur du jardinage.

Un carnet avait été retrouvé à bord de la voiture après l'agression, contenant "des propos pour le moins confus", selon la procureure. L'homme y dit "sa haine de la société" et évoque "un risque d'être tué par les services secrets". Il y affirme aussi que "sa famille le dénigrait sur internet", avait précisé Brigitte Lamy, ajoutant qu'il avait porté plainte le 12 décembre contre ses proches.