Attaque à la mosquée de Bayonne : des députés divisés sur l'analyse du passage à l'acte du suspect

La séance publique à l'Assemblée nationale, mardi, a principalement tourné autour de l'attaque à la mosquée de Bayonne. Les députés se sont montrés très divisés sur le sujet.

L\'hémicycle de l\'Assemblée nationale.
L'hémicycle de l'Assemblée nationale. (NATHANAEL CHARBONNIER / FRANCE-INFO)

Si tous les députés ont condamné, mardi 29 octobre, l'attaque de la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) qui a blessé gravement deux personnes, ils étaient en revanche très divisés sur l'analyse de ce qui a pu conduire au passage à l'acte du suspect. Lors de la séance publique à l'Assemblée nationale, le débat s'est résumé à cette question : a-t-on trop ou pas assez parlé de laïcité et d'islam ? 

Le député socialiste Boris Vallaud a appelé à la fin des débats autour de ces questions de laïcité et d'islam : "Il y a eu des amalgames, il y a eu des caricatures et un discours qui finit par devenir un discours de haine, qui sape la cohésion nationale et qui finit aussi par produire de la violence terrible et une attaque contre une mosquée." Du côté des Républicains, on attend un discours de la part du chef de l'Etat : "Il serait temps que le président de la République ait une parole claire sur ces questions. Les Français sont à la fois inquiets et torturés. Il ne peut pas y avoir de confusion entre communautarisme, laïcité et terrorisme", a expliqué Valérie Boyer, députée LR des Bouches-du-Rhône.

Interpellé sur une éventuelle responsabilité du gouvernement dans le climat de tension actuelle, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a lui botté en touche. Ce dernier a mis en cause l'échec de l'intégration qui "ne date pas de l'arrivée au pouvoir de La République en marche", a-t-il précisé dans l'hémicycle.