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"J'ai eu l'impression d'être dans un mauvais film", raconte une otage de Coulibaly

Sophie se trouvait vendredi dans le magasin casher de la porte de Vincennes attaqué par Amedy Coulibaly. Elle a raconté ses quatre heures de détention, lundi, sur Europe 1.

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France Télévisions
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Le magasin casher de la porte de Vincennes (Paris), où a eu lieu la prise d'otages, le 9 janvier 2015. (DANIEL BESSON / AFP)

Elle se considère comme une "miraculée". Sophie a été l'otage d'Amedy Coulibaly dans le magasin casher de la porte de Vincennes, le 9 janvier. Elle a témoigné, lundi 12 janvier, sur Europe 1, au lendemain de la marche en hommage aux victimes des attentats terroristes qui ont fait 17 morts la semaine dernière en France. Elle est arrivée dans le magasin vers 13 heures et a réussi à en sortir vers 17 heures, après l'assaut des forces des forces.

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"Quand je suis arrivée à l'entrée du magasin, j'allais rentrer dans les rayons. J'ai tourné ma tête vers la gauche, tout de suite à l'entrée. Je suis tombée sur le cadavre d'une personne, assise, la tête penchée. J'ai eu l'impression d'être dans un mauvais film", détaille-t-elle.


"Une personne a voulu partir : il lui a tiré dans le dos. […] Coulibaly a posé une de ses armes automatiques. Le jeune homme qui était en face a pris le fusil d'assaut et a voulu lui tirer une balle, lui a été plus rapide et il lui a mis une balle dans la gorge. Le pauvre jeune homme est tombé...", raconte Sophie, en sanglots.

"Vous ne faites rien ! Il vient d'en descendre un devant moi"

A un moment, AmedyCoulibaly lui demande d'aller chercher les clients qui se sont réfugiés dans les chambres froides. Elle remonte avec un enfant de 3 ans et son père. Elle explique que ce dernier a voulu tenter un geste héroïque pour neutraliser le forcené, mais elle l'en a empêché. "Vous ne faites rien ! Il vient d'en descendre un devant moi, vous ne faites rien !", lui a-t-elle lancé.

Vers 17h15, alors qu'il commence à y avoir du mouvement à l'extérieur du magasin, elle s'est préparée à réagir. "J'étais à côté de la sortie avec plusieurs autres [otages] cachés derrière les caisses, petit à petit le rideau de fer est monté. Et là, je me suis dit : 'Il faut y aller, il faut partir'."

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