Le plan Vigipirate va évoluer

Depuis les attentats en France début janvier, l'opération Sentinelle du plan Vigipirate est en cours en France. Elle a un coût et des conséquences importantes. France 2 fait le point.

FRANCE 2

Alors que le terrorisme a encore frappé en Europe ces derniers jours, le Premier ministre Manuel Valls a assuré, ce lundi 16 janvier, que le plan Vigipirate sera prolongé en France autant que nécessaire.

Depuis les attentats début janvier, se tient l'opération Sentinelle (comme la nomme les militaires français). "Elle mobilise actuellement 10 485 soldats qui protègent pas moins de 900 sites à travers toute la France", détaille Dominique Derda.

Le journaliste de France 2 parle d'une "mobilisation exceptionnelle qui a évidemment un coût, autour d'un million d'euros par jour, et des conséquences : pendant que les militaires montent la garde (...), ils ne s'entraînent pas, ils ne vont pas relever leurs camarades déployés à l'étranger et ils ne prennent pas de congés."

Objectif : réduire le nombre de soldats mobilisés

Cette situation va évoluer, rapporte-t-il : "Dès les jours à venir, des patrouilles mobiles vont remplacer les gardes fixes. Plus question non plus de protéger 24h/24 des bâtiments où il n'y a personne la nuit. L'objectif est de réduire le nombre de soldats mobilisés. Ils pourraient passer à 7 500 dans un premier temps, puis à 3 000 si tout va bien".

Cette évolution n'aura lieu qu'en l'absence de nouvel incident. Depuis le début de l'opération Sentinelle, "on a relevé pas moins de 370 incidents (...), dont 14 sont considérés comme graves", comme ce fut le cas à Nice le 3 février.

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Un militaire français posté devant une synagogue de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 21 janvier 2015, dans le cadre du plan Vigipirate.
Un militaire français posté devant une synagogue de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 21 janvier 2015, dans le cadre du plan Vigipirate. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)