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Attentats de Paris : où en est l'enquête sur Amedy Coulibaly ?

Le preneur d'otages de la porte de Vincennes a laissé des indices derrière lui. La police peut désormais le relier à quatre attaques différentes.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Capture d'écran de la vidéo dans laquelle Amedy Coulibaly revendique l'attaque qui a tué une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine), diffusée sur internet le 11 janvier 2015. ( ARVIX.ORG / FRANCETV INFO)

L'enquête sur la prise d'otages du supermarché casher de Paris s'accélère. La possible planque d'Amedy Coulibaly, soupçonné de plusieurs attaques en Ile-de-France, a été découverte dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 janvier. Si les derniers éléments peuvent contribuer à éclairer l'organisation logistique de Coulibaly, de nombreuses questions demeurent, notamment sur ses cibles, à Fontenay-aux-Roses et Montrouge.

Francetv info reprend les derniers éléments de l'enquête.

Son ADN trouvé à Montrouge, porte de Vincennes et Fontenay-aux-Roses

L'ADN d'Amedy Coulibaly avait déjà été isolé sur les lieux de la fusillade de Montrouge (Hauts-de-Seine), au cours de laquelle une policière avait été tuée jeudi. La police a pu établir un lien avec une des armes retrouvées dans le supermarché de la porte de Vincennes et les balles utilisées contre un joggeur grièvement blessé mercredi soir à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), lieu de résidence d'Amedy Coulibaly.

Il revendique en vidéo une quatrième attaque à Villejuif

A l'épopée sanglante menée ces derniers jours par ce délinquant multirécidiviste de 32 ans, déjà condamné dans une affaire d'extrémisme islamiste, pourrait s'ajouter l'explosion d'une voiture piégée jeudi soir à Villejuif (Val-de-Marne). C'est en tout cas ce qu'affirme une vidéo postée dimanche matin sur internet, mais rapidement retirée, qui attribue à Amedy Coulibaly la prise d'otages, l'assassinat de la policière et l'explosion de la voiture.

Dans ce montage vidéo qui n'a pas été authentifié, un homme ressemblant fortement au suspect apparaît face à la caméra pour se réclamer de l'organisation jihadiste Etat islamique (EI) et revendiquer un lien avec l'attaque de Charlie Hebdo par les frères Kouachi. Une proclamation qu'avait faite Amedy Coulibaly lui-même dans un entretien téléphonique avec BFMTV pendant la prise d'otages qui a fait quatre morts.

La police découvre une planque à Gentilly

On savait déjà Amedy Coulibaly lourdement armé. A l'issue de l'assaut de la porte de Vincennes, deux pistolets Tokarev, deux kalachnikovs et des bâtons d'explosif ont été retrouvés dans le supermarché. Les enquêteurs viennent de découvrir un équipement bien plus important, en tombant sur sa possible planque à Gentilly (Val-de-Marne). Un appartement déniché notamment en faisant parler ses relevés téléphoniques et les bornes activées par son téléphone.

Selon un témoin, Amedy Coulibaly pourrait s'être établi le 4 janvier dans ce logement où ont été retrouvés une carte Vitale et une carte d'identité à son nom, de même que quatre autres pistolets Tokarev, un revolver, des munitions, des téléphones, des bombes lacrymogènes, un gyrophare, un gilet tactique et des jumelles. Se trouvaient également dans l'appartement un coran et des bannières semblables à celles utilisées par le groupe EI et à celle accrochée derrière l'homme revendiquant l'attaque de Montrouge sur la vidéo postée dimanche matin.

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