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Assaut à Saint-Denis : huit personnes gardées à vue, au moins deux morts

Lors d'une conférence de presse, le procureur de la République de Paris François Molins a apporté des précisions sur l'assaut de mercredi à Saint-Denis. Huit personnes ont été placées en garde à vue. Parmi elles ne figurent pas Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de Paris, et Salah Abdeslam.
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Radio France
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Tout a commencé lundi. Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, les enquêteurs ont reçu un témoignage faisant état de la présence en France d'Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de Paris vendredi. Une information qui a donc justifié l'intervention de mercredi matin dans le centre-ville de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis.

Huit personnes ont été placées en garde à vue à la suite de cette longue intervention de plus de sept heures. Il s'agit de sept hommes et d'une femme dont les identités n'ont pas été révélées. Seule certitude apportée par François Molins, ni Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumée des attentats, ni Salah Abdeslam, en fuite et qui aurait participé aux attentats, ne font partie des personnes interpellées.Au moins deux personnes ont été tuées . Parmi elles, une femme. Elle se serait fait exploser avec une ceinture d'explosifs. Mais là non plus, pas de certitude sur son nom de la part de François Molins. Un corps criblé d'impacts a également été découvert "dans les décombres de l'immeuble" mais son état "ne permet pas non plus à ce stade de l'identifier", a précisé le procureur.Une intervention très difficile . Les hommes du Raid ont du franchir une porte blindée qui a résisté aux explosions du Raid. "Il y a eu une heure de tirs nourris avec 5.000 munitions tirées côté police" a indiqué le procureur, François Molins. 

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Des informations complémentaires sur les attaques de vendredi

François Molins est également revenu sur les attaques de vendredi à Paris expliquant notamment "qu'une logistique d'ampleur a été minutieusement mise en œuvre par ces terroristes" qui ont utilisé un véritable "arsenal de guerre" .

Selon le procureur de la République, les auteurs des attentats sont arrivés en convoi de Belgique dans trois voitures le 12 novembre, la veille des attentats. Plusieurs logements ont été loués dans une résidence à Alfortville et un pavillon à BobignyPar ailleurs, un téléphone portable a été retrouvé dans une poubelle du Bataclan. Sur ce téléphone, les enquêteurs ont retrouvé un message : "On est parti, on commence", a précisé François Molins. Le destinataire est inconnu.

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