Violente interpellation à Aulnay-sous-Bois : "une bavure d'une extrême gravité" pour l'avocat de la victime

En Seine-Saint-Denis, un policier a finalement été mis en examen pour viol et trois de ses collègues pour violences volontaires en réunion. Ils sont poursuivis après l'interpellation violente d'un jeune homme de 22 ans jeudi dernier, 2 février.

FRANCE 3

Trois jours après cette interpellation violente survenue à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la justice a finalement retenu les charges les plus lourdes à l'encontre des policiers. Trois d'entre eux sont mis en examen pour violences en réunion. Le quatrième, qui a porté le coup de matraque à l'entrejambe du jeune Théo est poursuivi pour viol avec arme. Un agent de police de 27 ans décrit comme inexpérimenté par son avocat.

Incidents à la cité des 3 000

Les quatre policiers ont été suspendus. Selon eux, l'interpellation a dérapé accidentellement. Inconcevable pour Maître Dupond-Moretti, l'avocat de la victime. Théo, 22 ans, gravement blessé, est toujours hospitalisé. "Sur le plan médical, c'est une déchirure profonde de l'anus de dix centimètres (...) pour 60 jours d'incapacité totale de travail", rappelle l'avocat. Pour lui, il s'agit d'"une bavure d'une extrême gravité". Les autorités ont appelé au calme après deux nuits marquées par des incidents à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

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Un grafitti \"police violeurs\" sur un mur d\'Aulnay-sous-Bois, où un jeune homme de 22 ans a été blessé à l\'anus lors d\'un contrôle de police jeudi 2 février 2016.
Un grafitti "police violeurs" sur un mur d'Aulnay-sous-Bois, où un jeune homme de 22 ans a été blessé à l'anus lors d'un contrôle de police jeudi 2 février 2016. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)