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Ce que l'on sait (et ce que l'on ne sait pas) de l'agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne

Un capitaine de police et une gardienne de la paix du commissariat ont été roués de coups lors d'une intervention dans le Val-de-Marne, le soir du réveillon. Franceinfo fait le point sur cette agression.

Article rédigé par franceinfo
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Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dimanche 31 décembre 2017 montrant l'agression d'une policière à Champigny-sur-Marne. (CAPTURE D'ECRAN TWITTER)

Un capitaine de police et une gardienne de la paix du commissariat de Chennevières-sur-Marne ont été roués de coups, dimanche 31 décembre, lors d'une intervention pour rétablir l'ordre en marge d'une soirée à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Le commissariat local a été chargé de l'enquête. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore de cette agression.

Ce que l'on sait

Une soirée a dégénéré. Quelque 200 jeunes faisaient la queue, dimanche 31 décembre, pour entrer dans un hangar de Champigny-sur-Marne où était organisée une soirée. Selon Le Parisien, le réveillon n'aurait pas du avoir lieu, puisque l'église évangélique qui se réunit habituellement dans cette salle avait reçu une mise en demeure de la mairie en juillet dernier pour se mettre en conformité. Le gérant de la salle avait décidé de louer exceptionnellement le hangar pour la nuit du Nouvel An.

Des individus, refoulés à cause du manque de place, ont tenté de forcer la porte peu avant minuit, précise BFMTV. La police a alors été appelée pour mettre un terme aux échauffourées. "Un groupe d'individus particulièrement virulent s'en est pris aux policiers, qui ont dû faire usage de moyens lacrymogènes", a précisé Jean-Yves Oses, le directeur territorial de la sécurité publique du Val-de-Marne.

Deux policiers ont été blessés. Deux membres des forces de l'ordre se sont trouvés isolés alors qu'ils tentaient de disperser les jeunes. "A un moment, tout le monde a pris la fuite et c'est là qu'on a croisé les deux policiers, raconte Ali, un lycéen témoin de l'agression, à France 2. Ils se sont retrouvés au milieu de nous. Quelqu'un a crié : 'Tapez-les' !"

L'homme, capitaine de police, a eu le nez fracturé et s'est vu prescrire dix jours d'incapacité totale de travail (ITT). Sa collègue gardienne de la paix a été tabassée par plusieurs personnes alors qu'elle se trouvait au sol. "Je suis allé la voir parce qu'elle me tendait la main comme pour me demander de venir l'aider, poursuit Ali sur BFMTVQuelqu'un essayait de prendre son pistolet mais n'a pas réussi parce qu'il y avait une corde de sécurité."

Champigny-sur-Marne : les agresseurs des policiers recherchés
Champigny-sur-Marne : les agresseurs des policiers recherchés Champigny-sur-Marne : les agresseurs des policiers recherchés (France 2)

Elle souffre de contusions aux visage et a obtenu sept jours d'ITT. "Elle a beaucoup d'ecchymoses mais c'est surtout le traumatisme qui domine chez elle. Elle est très touchée parce qu'on s'en est pris à elle non en tant que femme mais juste en tant que flic", indique Maggy Biskupski, présidente de l'association Mobilisation des policiers en colère (MPC), interrogée par franceinfo.

Cinq personnes ont été placées en garde à vue. Quatre jeunes majeurs et un mineur étaient en garde à vue mardi. Appréhendés lundi soir, les gardés à vue, âgés de 14 à 24 ans, "contestent toute participation aux violences". Trois d'entre eux sont plus particulièrement soupçonnés d'être impliqués dans ces violences, selon des sources policières. Les deux autres gardés à vue sont le conducteur du scooter qui avait fui devant les policiers et un homme soupçonné de détenir 435 grammes de résine de cannabis, arrêté dans un appartement où s'était planqué l'un des suspects.

Ce que l'on ne sait pas

Qui sont les agresseurs. Selon Europe 1, l'enquête se concentre désormais sur les images du passage à tabac, diffusées sur les réseaux sociaux quelques heures après les échauffourées. Au moins trois vidéos, de quelques secondes seulement, montrent plusieurs jeunes donnant des coups de pieds à la gardienne de la paix, recroquevillée au sol. Sur d'autres enregistrements, des individus retournent une voiture. Le commissariat de Champigny-sur-Marne, chargé de l'enquête, espère que l'étude de ces images permettra d'identifier les auteurs de l'attaque.

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