Champigny-sur-Marne : deux policiers violemment agressés par un groupe d'individus lors du réveillon

Les deux policiers ont été roués de coups lors d'une intervention, et se sont vus prescrire sept et huit jours d'ITT.

Capture d\'écran d\'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dimanche 31 décembre 2017 montrant l\'agression d\'une policière à Champigny-sur-Marne.
Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dimanche 31 décembre 2017 montrant l'agression d'une policière à Champigny-sur-Marne. (CAPTURE D'ECRAN TWITTER)

Deux policiers ont été violemment agressés par un groupe d’individus dimanche 31 décembre 2017 dans la soirée à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), a appris franceinfo de source policière. Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue après cette double agression.

Les deux policiers du commissariat de Chennevières-sur-Marne sont intervenus alors qu’un groupe important de jeunes étaient refoulés d’une soirée privée, à Champigny-sur-Marne, et tentaient d'en forcer l'entrée. Les policiers, un homme et une femme, ont été pris à partie à leur arrivée sur les lieux. Ils ont été isolés et roués de coups à terre, à l’extérieur de leur véhicule.

Des images de l'agression ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux et montrent les coups de pieds et de poings portés au corps et au visage. Le calme n'est revenu qu'après l’arrivée de renforts.

"Force restera à la loi", a réagi Emmanuel Macron

Frappée au corps et au visage, la policière s’est vue prescrire sept jours d'incapacité totale de travail (ITT). Son coéquipier dont le nez a été fracturé s’est vu lui prescrire huit jours d’ITT. 

"Les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir une nuit de 31 décembre seront retrouvés et punis. Force restera à la loi. Honneur à la police et soutien total à tous les agents bassement agressés", a réagi Emmanuel Macron après l'agression.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a lui aussi condamné l'agression sur Twitter. "Tout est mis en œuvre pour que les lâches auteurs de ces actes inqualifiables soient appréhendés et condamnés. S’attaquer à nos forces de sécurité, c’est s’attaquer à notre République", a-t-il écrit. Le ministre de l'Intérieur s'est entretenu avec les fonctionnaires de police.

"Un véritable lynchage"

Yoann Maras, responsable du syndicat de police Alliance dans le Val-de-Marne, est revenu lundi sur franceinfo sur les circonstances de l'agression. "N'ayons pas peur des mots, c'est vraiment un lynchage d'une de mes collègues". Il décrit "une fête qui a dégénéré". "C'est une fête qui était organisée comme beaucoup en ce moment sur les réseaux sociaux, qui a mal été organisée, sans sécurité, sans autorisation. Les organisateurs se sont fait prendre de court. Ils avaient énormément de monde. Ils ont refusé plusieurs groupes d'individus qui ont essayé de forcer l'entrée de la soirée. Cela a dégénéré et mes collègues ont été appelés pour rétablir l'ordre."